vendredi, août 12, 2022

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Quatre habitudes à adopter pour aider bébé à s’endormir

INTERVIEW

Un enfant sur trois souffre de trouble du sommeil. Et tous les jeunes parents ou presque ont connu les « joies » des multiples réveils en pleine nuit les premiers mois. Malheureusement, il n’existe pas de recette miracle pour endormir un bébé. Mais faut-il être complètement fataliste pour autant ? Les psychologues Aurélie Callet et Clémence Prompsy, co-autrices du livre Je ne dors pas paru aux éditions De Boek supérieur, ont développé une méthodologie du coucher autour de l’acronyme « SOIR ». Comme elles l’ont expliqué lundi dans Sans Rendez-vous sur Europe 1, chaque lettre renvoie à une pratique à adopter pour aider bébé à plonger dans les bras de Morphée sans trop de difficultés.

S comme « soulager » 

Il faut s’assurer qu’il n’y a ni douleur physique ni cause psychologique qui expliquent que l’enfant n’arrive pas à dormir. « Par exemple, un bébé qui a des reflux aura mal dès qu’il sera allongé, il convient donc de vérifier avec le pédiatre ce qu’il faut faire », pointe Aurélie Callet. Si votre enfant a pleuré toute la journée, sans s’interrompre, c’est qu’il éprouve une gêne ou une souffrance, il y a donc fort à parier que, même épuisé, il ne trouve pas le sommeil avant de longues heures.

O comme « observation »

Les premières semaines, dès qu’un bébé pleure, les jeunes parents ont tendance à tout essayer pour le calmer : biberons, changement des couches, papouilles, etc… « Au bout d’un moment, on finit par être complètement noyé dans les infos », remarque Clémence Prompsy. En clair : les parents ne savent plus quoi faire pour apaiser l’enfant. Plutôt que de redoubler d’imagination, essayez de repérer ce qui a tendance à le calmer, et concentrez-vous sur cette habitude. Les parents qui tentent chaque soir une méthode différente risqueront davantage de stresser l’enfant.

« Il faut s’écouter soi et son bébé, pas le brouhaha formé par les conseils de sa maman, de sa copine, de sa voisine ou d’Instagram. Il faut se sonder. Est-ce qu’il a encore besoin de dormir avec moi, oui ou non ? Sachez que rien n’est irréversible », veut rassurer Clémence Prompsy.

I comme « introduire un doudou »

Le doudou, qu’il s’agisse d’une peluche, d’un chiffon ou d’un petit jouet, est un objet transitionnel qui permettra à l’enfant de passer des bras de papa-maman au berceau. « Il faut introduire le doudou pendant tous les moments sympas avec les parents : câlins, biberons…. À partir de deux ans, vous pouvez aller le choisir avec lui dans un magasin », explique Aurélie Callet.

Une mise en garde cependant : cet objet magique peut vite devenir problématique si on l’égare au cours d’une promenade ou si on l’oublie à la crèche. Prévoyez donc, au fond du placard, quelques doudous de rechange pour éviter la grosse crise de larmes le soir venu.

R comme « rituel »

Il faut créer un rituel de l’endormissement, c’est-à-dire associer le coucher à une routine qui permettra au cerveau de l’enfant de plonger plus facilement dans le sommeil. « L’idée, c’est de coucher les enfants plus tôt. Lorsque l’enfant court et saute dans tous les sens en fin de journée, cela ne veut pas dire qu’il a encore la pêche, mais plutôt qu’il est en train de résister à sa fatigue. Il faudra donc faire en sorte que le lendemain, à la même heure, il soit déjà prêt à être mis au lit », souligne Clémence Prompsy. Et pour parvenir à maintenir une heure raisonnable du coucher, le mieux est de mettre en place quelques habitudes pour baliser le chemin des rêves.

« Un rituel n’est pas censé durer une heure, ni même 45 minutes, c’est une petite transition entre le moment éveillé et le moment où l’on va dormir », avertit Aurélie Callet. « On donne le biberon, on change la couche, on ferme les volets, on raconte une histoire, un bisou et on sort de la chambre ! »

La chambre des jeunes enfants, un espace à ne pas négliger

Un dernier conseil pour améliorer les nuits de votre enfant : aménagez lui une chambre digne de ce nom ! On a tendance à penser qu’un bébé, une fois dans son berceau, ne se souciera pas de dormir dans une pièce qui sert aussi de dressing, de lingerie, voire de débarras occasionnel avec quelques cartons empilés dans un coin. En vérité, dédier entièrement cet espace à l’enfant est une manière de minimiser les angoisses et les terreurs nocturnes. « Ce qui est important, même pour les plus grands, c’est que quand l’enfant est couché dans son lit, il puisse voir la porte. […] Ça évite qu’ils aient besoin de sortir », indique Aurélie Callet.

Installez le lit dans le coin le plus sombre de la pièce, ce qui permettra aussi à l’enfant une fois couché de discerner tout le reste de l’espace. Enfin, ne négligez pas la déco : « Il est important que cette chambre soit sympa. Pourquoi ? Parce que si votre enfant n’y va que pour se coucher, elle ne sera associée qu’au moment de la séparation », poursuit Aurélie Callet. « Il faut que l’enfant adore être dans sa chambre en journée et qu’il soit capable d’y faire des allers-retours sans les parents. »

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