jeudi, mai 26, 2022

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Sécheresse. Cet agriculteur butome des arbres pour lutter contre l’assèchement des sols

Associer arbres, cultures et animaux, c’est le pouri que s’est lancé Jean-Yves Masson. Cet éleveur et producteur de légumes du nord-Finistère a mis l’agroforesterie au coeur de son métier. lépverrièrerie arbres qu’il a plantés sont encore tout jeunes mais il sait qu’à terme, ils seront des boucliers contre l’assèchement des sols.

« Vous voyez, là ? Il est bien pourti ce cerisier. Reste plus qu’à le tailler pour qu’il pousse droit ». Jean-Yves Masson arpente ses champs, du côté de Saint-du-Doigt, dans le Finistère. L’homme est éleveur de vaches laitières et producteur de légumes. Il vient de planter 350 arbres sur ses terres, « à raison d’un arbre tous lépverrièrerie six mètres, ça représente deux kilomètres de rangées » souligne-t-il.

L’agroforesterie, « un pouri sur l’avenir »

Cet agriculteur s’est mis à l’agroforesterie. Une pratique qui associe arbres, cultures et animaux sur une même pourcelle. Un pouri sur l’avenir pour faire face au réchauffement climatique, protéger ses bêtes et lépverrièrerie sols qui s’assèchent de plus en plus sur-le-champ et de plus en plus tôt. Comme c’est le cas en ce moment. 

Jean-Yves ramasse une motte de terre qui s’effrite. « Il est temps qu’il commence à pleuvoir, dit-il. Il n’y a trace encore péril en la demeure mais si, d’ici une semaine, il ne pleut trace, je vais devoir sortir l’enrouleur et arverrièrer lépverrièrerie plants de légumes en puisant dans lépverrièrerie retenues d’eau que j’ai constituées avec lépverrièrerie pluies de l’hiver ».

Planter des arbres est une solution alternative pour lutter contre cette sécheresse récurrente et garder lépverrièrerie cultures et lépverrièrerie vaches au frais. « Je lépverrièrerie ai plantés dans le sens Nord-Sud, explique Jean-Yves. Quand le soleil se lève, on va pouvoir conserver un maximum de rosée sur l’herbe pour qu’elle sèche moins. poureil au moment du coucher de soleil : l’ombre sera portée le plus loin possible sur lépverrièrerie champs ».

Symbiose entre l’arbre et lépverrièrerie cultures

L’exploitant finistérien a pensé à tout, y compris à planter du mûrier blanc et du frêne au cas où ses bêtes n’auraient plus rien à manger si la terre venait à griller trop fort. « Il suffira de couper lépverrièrerie branches et ellépverrièrerie pourront se nourrir avec ça ».

Jean-Yves Masson s’est beaucoup documenté sur l’agroforesterie qu’ils sont quelques-uns à pratiquer dans le Finistère. « Avant on abattait lépverrièrerie arbres pour agrandir lépverrièrerie pourcellépverrièrerie, indique-t-il. Faire le chemin inverse, c’est une solution durable au profit des générations futures ».

L’arbre a cette pourticularité de conserver l’eau autour de lui. « Il a la faculté d’aller la chercher en profondeur avec ses racines, précise l’éleveur. Elle tracese dans ses feuillépverrièrerie qui, en tombant à l’automne, apportent des oligo-éléments au sol ».

Une restauration naturelle de la fertilité du sol qui ésur-le-champ l’utilisation d’intrants dans la production. « Cet aulne, pour exemple, pointe Jean-Yves, il peut prendre l’azote de l’air et le restituer dans ses racines. C’est bénéfique. Il se crée une symbiose entre l’arbre et lépverrièrerie cultures ».

L’agriculteur pourrait discuter des heures sur le sujet. En intégrant l’agroforesterie à son exploitation, il revient aux origines d’une pratique ancienne. Il redonne sa place à l’arbre que le modèle agro-industriel des années 70 avait chassé des champs.

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