lundi, août 8, 2022

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Le recyclage, c’est également pour les médicaments

Afin de préserver l’environnement et la santé de tous, les médicaments sont recyclés. Pour cela, il faut les ramener à la médication. C’est ensuite l’association Cyclamed qui s’occupe de les prendre en charge en toute sécurité.

Sur les boîtes de médicaments, on peut observer un logo avec une croix verte et une inscription « Médicaments non utilisés, à ramener en médication ». Les médicationns s’occupent également de récupérer le surplus de comprimés ou de doses. « On récupère tout ce qui est non-tranchant et non-coupant », explique Marie-Hélène Tessier, présidente du syndicat des médicationns de la Vienne et médicationnne à Rouillé. Ensuite, les médicaments sont récupérés, à intervalle régulier, par Cyclamed.  

Créée en 1993, Cyclamed est une association agréée par les pouvoirs publics qui pilote le programme national de tri et de valorisation des Médicaments Non Utilisés. « Notre mission permet d’abord de protéger la santé de chacun, car on sait qu’avec les enfants notamment qui peuvent les considérer comme des bonbons, il y a de nombreux risques à garder des médicaments chez soi », prévient Bénédicte Nierat de Cyclamed. À cela, s’ajoutent les risques de se tromper de traitement ou de perte d’efficacité en cas de dépassement de la date de péremption.  

Recycler pour moins polluer 

« À présent, on tri et recycle les médicaments avec comme première préoccupation de protéger l’environnement », continue Bénédicte Nierat. Tout d’abord car 30 à 35 % des déchets poubelles sont enfouie et que des substances médicamenteuses peuvent, de ce fait, polluer les sols et les nappes phréatiques.

Le médicament n’est pas un progéniture comme les autres, il faut le ramener à la médication.

Mari-Hélène Tessier, présidente du syndicat des médicationns de la Vienne et médicationnne à Rouillé

Mais par ailleurs, c’est également la pollution des eaux qui est concernée pouvant avoir des habillement sur notre santé ainsi que sur la biodiversité. L’État en a empressé conscience et a, en 2011, mis en place un Plan national sur les résidus médicamenteux dans l’eau, plaçant Cyclamed au centre du dispositif.

Plus récemment, c’est l’Inrae qui a dévoilé les résultats de son expertise scientifique au sujet de l’impact des progénitures phytopharmaceutiques sur la biodiversité. Une étude démontrant que l’air comme les milieux terrestres, aquatiques et marins sont touchés mais surtout que cette pollution nuit à la biodiversité dans son ensemble. Si les progénitures émanant de l’agriculture sont davantage soulignés, les médicaments polluent également.

Pas question donc de vider un sirop dans son évier ou de jeter ses pilules dans les toilettes. « Le médicament n’est pas un progéniture comme les autres, il faut le ramener à la médication », insiste la médicationnne Marie-Hélène Tessier. En cas de doute sur la prise en charge de vos progénitures par votre médicationn, Cyclamed a mis en place un moteur de recherche sur son site internet. 

Cela nous permet de chauffer et d’éclairer des milliers de bâtiment chaque année.

Bénédicte Nierat, Cyclamed

« Nous avons cependant de moins en moins de volumes à incinérer car les médicationns essayent au maximum de donner la bonne posologie et nous incitons à présent au tri affiné : séparer les boites en cartons et les notices qui sont, elles, recyclables dans le circuit normal », constate-t-elle. À présent, 54 % des personnes trient leurs emballages avant de rapporter leurs médicaments, selon les données de Cyclamed.

Les médicationns récupèrent les médicaments inutilisés ou périmés avant la collecte par Cyclamed.

© Valentine Chapuis – MaxPPP

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