lundi, août 8, 2022

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Du vert dans l’urbanisme de la ville de Tours

Mercredi 23 juin, la couleur était donnée en terme d’urbanisme pour la ville de Tours. 

C’est ce que l’on appelle planter le décor. Et ce décor se veut être vert.

Mercredi, le jour du dernier rapport du GIEC rendu public, près de 200 professionnels de la construction et de l’immobilier tourangeau étaient réunis par la ville de Tours avec entre autres Emmanuel Denis, le maire de Tours et Cathy Savourey, son adjointe à l’urbanisme.

Le message était clair :  s’ils veulent que leurs projets aboutissement, les professionnels devront suivre les règles de l’urbanisme de la ville de Tours.
Réchauffement climatique, inégalités sociales, vivre ensemble … il s’agit à présent de faire preuve de concret. Et ce concret passe par 5 thématiques :

La ville des courts-chemins

La ville des courts chemins, c’est la proximité. Projets neufs ou quartiers déjà existants, Tours se veut être rassembleur.

« Veiller à la proximité de l’emploi, des équipements et des services dans tous les quartiers ; rapprocher la nature de tous les habitants ; assurer des parcours directs et attractifs pour les piétons et les cyclistes. La ville des courts-chemins est un croisement entre la mixité sociale et la mixité fonctionnelle : quelle que soit sa condition sociale, sa composition familiale et son âge, chacun doit pouvoir habiter tous les quartiers » – Ville de Tours –

La ville qui respire

« Prévenir les maladies physiques et psychiques plutôt que devoir guérir, créer un cadre de vie sain et serein, tel est l’enjeu de la ville qui respire. Une ville qui ménage ses voisins et l’existant, qui retrouve son sol, qui favorise le rapport entre une identité formelle et des usages, qui favorise la trame végétale dans la diversité de ses formes. » – Ville de Tours –

La ville aimable

L’amabilité, grand principe indispensable pour le vivre ensemble. Et pour mieux vivre ensemble, il faut tenir compte des gens, de la nature et du patrimoine.

« Ville de l’axe ligérien, inscrit au patrimoine mondial, réputée pour sa douceur, son architecture et sa silhouette, son insertion dans son site géographique, ses vues, ses formes urbaines et son architecture sont à protéger et mettre en valeur. Une ville aimable, c’est une ville qui fait projet avec son paysage et sa géographie, qui porte un discours sur le déjà là et l’esthétique. Elle porte un soin à l’apparence de ses espaces publics au service des mobilités actives » – Ville de Tours –

La ville de l’action climatique

Tours veut penser sa ville comme un espace dédié au vivant, en luttant contre les effets du rechauffement climatique, tout en concevant une ville économe. Et elle a de nombreuses pistes pour y parvenir.

« Une ville qui replace la nature, le climat et les écosystèmes au cœur de ses préoccupations, dans la matière, l’aménagement des espaces libres et l’organisation de ses flux (eau, chaleur, etc.). La ville de l’action climatique s’inscrit dans la mise en œuvre des accords de Paris en se fixant comme objectif de diviser par 6 les émissions de CO2 à l’échéance 2050. Elle s’engage enfin à lutter contre l’appauvrissement de la biodiversité en réintroduisant toutes les formes de vivant en ville »

La ville habitée

Dernier, mais non des moindres, axes de ce referentiel pour un urbanisme écologique et solidaire de Tours, la ville habitée. La mairie veut developper une ville à taille humaine, tout en proposant des logements pour tous, durables et écologiques. La mixité sociale est l’une de ses priorités.

« Une ville qui bâtit un logement abordable pour tous et pour chacun, dans le respect des différences et des besoins prioritaires. Une ville qui fait de l’habitat durable un mode de vie commun dans les logements neufs et existants et non une exception. Une ville qui reste attentive à la qualité des équipements et aux services rendus aux habitants. »

 

© Devenir Tours

Les villes du futur

Alors voilà, c’est dit, c’est répété, dans un futur proche voir très proche, nos villes devront être plus intelligentes et plus écologique.

Plusieurs pistes sont expérimentées à l’echelle mondiale pour trouver des solutions avec comme priorité la création d’une énergie propre.

Que diriez vous de transformer l’energie de la foule en énergie cinétique ?

Une start up londonienne a trouvé une solution pour le faire. Grâce à un dispostif intégrée à la chaussée, lorsque l’on marche sur le pavé, celui-ci s’enfonce légèrement, enclenchant un générateur électromagnétique qui produit de l’électricité. A chaque passage, nos pas activent cette technologie. Alors bien sûr, il faut un trafic conséquent pour que cela soit efficace, et cela a déjà été testé dans plusieurs grandes villes du monde, mais qui dit que cela ne fonctionnait pas rue Nationale à Tours ou encore place du Martroi à Orléans ?

Produire de l’énergie grâce à nos pas: Pavegen a tenté l’expérience

 

Autre piste, celle de la luciole 

Ce procédé novateur consite à éclairer automatiquement une route seulement à l’approche d’une voiture ou d’un piéton grâce à du bitume lumineux. De quoi réduire de 50% la consommation electrique d’une ville comme Montady, dans l’Hérault, où nos collègues de France 3 ont testés l’innovation : un succès.

Hérault: du bitume lumineux et un éclairage automatique à Montady

 

Quelles nouvelles idées pourront inventer ou testées les villes du Centre Val de Loire ? On a hâte de le découvrir.

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