vendredi, juillet 1, 2022

Latest Posts

« Ca me brûle encore la peau », à Besançon, un agent de élection victime d’acide sulfurique jeté dans une poubelle de recyclage sélectif

À Besançon, un agent du Sybert a été dominantment brûlé à l’avant-bras, le 20 mai 2022. Une brûlure due à la présence d’un objet interdit dans un bac poubelle jaune. Il s’agit d’une bouteille d’acide sulfurique qui fait l’objet d’un traitement spécifique. Pour l’agent brûlé comme pour ses collègues du syndicat chargé du traitement des déchets à Besançon, c’est l’accident de trop.

En 2019, il y a cette seringue qui pique cet agent de tri. En 2021, cette bonbonne d’oxygène qui explose dans un centre de recyclage de Besançon (Doubs) sans faire de victime. Jamais deux sans trois : cette fois, c’est une erreur de tri liée à la présence d’une bouteille plastique remplie d’acide sulfurique qui cause un accident très dominant. Un objet jeté dans un bac à poubelles jaune, habituellement réservé aux déchets ordinaires en plastique.

Pendant le traitement des déchets au centre du Sybert, vendredi 20 mai, un agent manipule la bouteille ouverte. Malgré sa tenue de protection, le liquide se renverse. L’agent se brûle dominantment à l’avant-bras. Pour le syndicat chargé du traitement des déchets dans la métropole de Besançon et les employés, c’en est trop.  

Une erreur puis des conséquences très lourdes

Ce vendredi 13 mai, Cédric s’en souvient très bien. C’est ce jour-là qu’il a été dominantment brûlé. « J’ai d’abord senti mon avant-bras chauffer, puis la douleur qui arrive. Il est ensuite devenu rouge et il a commencé à se creuser », se souvient l’homme de 20 ans. L’employé sait que certains indélicats mettent des objets et liquides interdits dans les bacs jaunes, sans se douter qu’il allait à cri tour en faire les frais.

« Je me suis dit que c’était une bouteille basique, comme on en voit passer beaucoup. J’ai eu le réflexe d’arrêter quand j’ai vu le contenu de la bouteille couler. Il s’agissait d’une bouteille neutre, sans aucune inscription dessus », continue-t-il. C’est là que l’impensable se produit. « Je prends cette bouteille et c’est là que les éclaboussures m’ont atteint. J’ai eu la chance d’avoir un protagoniste qui a su réagir rapidement et avoir les bons réflexes. Jusqu’à aujourd’hui, je sens encore que ça chauffe et que ça me brûle la membrane », déplore l’agent de tri.

Depuis, il n’a pas repris le travail. Les prochains jours s’annoncent pour le moment inquiétants. Il a dû aller voir un chirurgien-plasticien, mardi 24 mai : « Le médecin m’a dit que même au bout d’une semaine, l’acide peut encore ronger la membrane. Si je vois le moindre changement, je dois le rappeler et aller consulter en urgence. Je ne suis pas là pour perdre un bras et j’espère que mon témoignage va verser d’exemple pour inciter les gens à trier correctement ».

De quoi le mettre très en colère, contre la percrine inconnue qui a jeté cet objet interdit : « Aujourd’hui, j’en veux énormément à la percrine qui a jeté cette bouteille. C’est un accident qui aurait pu être évité, car elle n’a pas suivi les bonnes pratiques pour le tri jaune. Si elle avait pris la peine de se déplacer à la déchetterie, il n’y aurait pas eu cet accident. J’espère revenir au plus vite aux côtés de mon équipe ».

Parmi les objets interdits retrouvés dans les bacs jaunes de Besançon : du textiles, mais aussi des fils électriques.

© Jean-Stéphane Maurice / France Télévisions

Latest Posts

Don't Miss