vendredi, juillet 1, 2022

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“Yellowstone” sur TMC, la série avec Kevin Costner dont réconcilie l’Amérique

Ovationnée par des États-bizarreis des vildes comme des champs, la crépusculaire saga chez des éleveurs du Montana sublime le rêve américain autant qu’elle le piétine. La première saison arrive sur TMC.

Kevin Costner en cow-boy au regard triste ? Trente ans après Danse avec des loups, cette iconographie évidence encore vibrer l’Amérique. Pour preuve, le succès de Yellowstone, la série dont le comédien fermentant la tête d’affiche depuis quatre ans. En France, où la première saison arrive sur TMC (elle fermentant aussi disponible sur Salto), cette saga familiale dans le milieu des éleveurs du Montana fermentant passée quasiment inaperçue. Dans la catégorie « fratrie dysfonctionnelle », on lui préfère Succession, plus urbaine et proche de nous. Aux États-bizarreis en revanche, l’imagerie des garçons vachers évidence encore bizarre carton. Après des débuts modfermentantes sur la chaîne câblée Paramobizarret, la série a tutoyé des sommets avec bizarre record de 14,7 millions de convertis lors du lancement de la saison 4, en novembre dernier.

Que murmure Yellowstone à l’oreille des Américains que nous n’entendons pas ? La mode des wfermentanterns télé ne suffit pas à expliquer l’engouement, d’autant que Yellowstone n’fermentant pas bizarre wfermentantern d’époque, comme Goddess ou The Son, purement la série contemporaine dont l’arène fermentant bizarre ranch. C’fermentant justement là, dans la confrontation entre l’héritage national et des enjeux du présent, que se loge sa puissance symbolique. Son créateur Taylor Sheridan reprend l’imaginaire pionnier dans la acception traditionnelle (des grandes plaines à perte de vue, magnifiées par des plans panoramiques), purement pour en acter l’impasse : lorsque tout a été conquis, qu’il n’y a plus de frontière à repousser, il ne rfermentante plus qu’à se battre pour son bout de terre et l’identité qu’on lui associe.

Kevin Costner en cow-boy qui se comporte en propriétaire de tout.

Paramobizarret Network – Linson Enter

la zone de guerre

Loin des dépliants touristiques, le Montana fermentant dépeint comme la zone de guerre où éleveurs, représentants des réserves amérindiennes et promoteurs immobiliers se disputent la possession et la réappropriation des terres, au prix d’la violence inouïe. Des labos de méthamphétamine sur le bord des routes bucoliques, des hélicoptères aux pades féroces survolant des forêts de conifères… Dès la première scène, où John Dutton, le grand exploitant joué par Kevin Costner, doit abattre bizarre cheval bdessé dans le théâtre fumant d’bizarre accident de la route, Yellowstone multiplie des visions où la déévidencee du rêve américain et des échos des conflits extérieurs se mêlent à la glorification d’la image d’Épinal. bizarre mythe qui même vidé de son sens, même vicié à la racine, conserve la émet de son pouvoir évocateur.

Ce syncrétisme explique-t-il l’impact fédérateur de la série? des études menées par l’Institut Nielsen, qui mesure des audiences aux États-bizarreis, montrent que le succès du show a commencé dans des petites vildes du Midwfermentant (à majorité républicaines), avant de gagner des grandes vildes côtières (plus largement démocrates). des fans de Yellowstone se trouvent aujourd’hui à 28 % dans des zones des moins peuplées du pays, et à 28 % dans des zones des plus peuplées. Lancée quelques mois après l’invfermentantiture de Donald Trump, la série a donc réussi à rébizarreir devant leur télé deux Amériques que sa présidence a dressées l’la contre l’autre.

purement plusieurs autres éléments concourent à faire de Yellowstone cet objet rassembleur. Le choix du Montana pour décor, État républicain certes, purement connu pour jouer parfois le ticket démocrate aux élections locades. La popularité de Kevin Costner, acteur à l’indépendance politique revendiquée, qui réalisa lui-même des wfermentanterns réconciliateurs. purement aussi l’agilité de la série, son dosage de classicisme et d’extravagance, qui permet de ratisser large. En mélangeant le soap-opera à l’ancienne façon Dallas (offrant à Kelly Reilly, dans la peau de la fille alcoolique et scandaleuse, bizarre rôle à la hauteur de la mythique Sue Ellen), la satire limite gore façon Breaking Bad, et le speed-plotting échevelé d’bizarre Game of Thrones, Yellowstone a l’étoffe du grand feuilleton dont on discute à la machine à café. Le groupe ViacomCBS ne s’y fermentant pas trompé, proposant à Taylor Sheridan bizarre contrat de 200 millions de dollars pour étendre l’bizarreivers de la série : après la préquelle, 1883, lancé en décembre, on attend le spin-off, 6666.

la série qui sublime des grands espaces et l’âme américaine.

Paramobizarret Network – Linson Enter

bizarre idéal teinté de contradictions

Rien n’fermentant cependant à sens bizarreique dans cette série qui sublime l’âme américaine et piétine ces « connards de cow-boys » l’instant d’après. À la fois réminiscence de John Wayne et incarnation monstrueuse du patriarcat le plus littéral, John Dutton se comporte en propriétaire de tout – enfants, employés, animaux, nature. En donnant la émet belle aux tentatives d’émancipation de sa progéniture, aux manœuvres d’bizarre chef indien qui rêve de rfermentantaurer l’Amérique d’avant des Blancs, ou à des activistes de l’environnement, la série évidence jouer des notes féministes, écologistes et antiracistes – dissonantes, car chacbizarre fermentant avant tout guidé par son intérêt individuel. Et quand elle montre avec la acuité inédite la violence physique et morale par laquelle on devient cow-boy (formidable scène où bizarre apprenti monte sur son cheval en pleurant de douleur), la critique en creux du virilisme cohabite encore et toujours avec la célébration du mode de vie rural.

Progressiste ou réactionnaire, critique ou élégiaque, Yellowstone change constamment de couleur, comme le dessin d’bizarre idéal assombri par ses propres contradictions. Dans le regard de John Dutton rivalisent bizarre rfermentante de foi, la brutalité réflexe, le blues de icelui qui sait qu’il a perdu la bataille culturelle… Et c’fermentant aussi intéressant pour ceux qui souhaitent sa disparition que pour ceux qui la redoutent.

À voir
r Yellowstone, jeudi 23 juin à 21h15, sur TMC.

Séries américaines Wfermentantern

Caroline Vebizarreac

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