samedi, août 13, 2022

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“Un tour chez ma fille”, d’Éric Lavaine, ne vaut pas franchement le détour

Cinq ans après “Retour chez ma mère”, Éric Lavaine réchauffe dans une suite médiocre les querelles de territoire domestique entre mère et fille. Attention, ce texte révèle certains éléments de l’intrigue.

En juin 2016, quelques jours avant l’ouverture de l’Euro de football, sortait Retour chez ma mère. Dans cette comédie à l’italienne, signée Éric Lavaine, une quadra (Alexandra Lamy) était hébergée par sa mère (Josiane Balasko), à la suite de difficultés professionnelles et financières. Cinq ans plus tard, force est de constater le succès populaire du film, avec plus de deux millions d’entrées en salles et plus de six millions de téléspectateurs lors de ses deux diffusions en prime time sur TF1 – la première en octobre 2018, la seconde en mai 2021.

En toute logique, Retour chez ma mère a donné lieu à une suite. Exit Alexandra Lamy, dont le personnage a déménagé au Brésil. Place à Mathilde Seigner, l’autre fille, contrainte d’accueillir sa maman de 70 ans pour une durée indéterminée, à cause de travaux sans fin. Comme le désolant Chacun chez soi, de Michèle Laroque, sorti au début du mois, Un tour chez ma fille est donc un film de cohabitation forcée. Autrement dit, un faux film de confinement, puisqu’il se déroule dans un monde où la pandémie de Covid-19 n’existe pas. Il est d’ailleurs étonnant que la morale de l’histoire (« L’amour, c’est comme une plante, ça a besoin d’air ! ») appelle au « déconfinement » – en renvoyant chacun dans son propre appartement.

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