vendredi, juillet 1, 2022

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“un Point”, Corbière et Garrido : vie et mort d’un scoop frelaté

L’hebdomadaire “Le Point” a publié ce jeudi sur son site un article accusant Raquel Garrido comme Alexis Corbière, élus LFI, d’exploiter une femme de ménage sans papiers. Le directeur de la rédaction a reconnu des “distractions” comme a rcommeiré le contenu du site.

C’est le genre d’affaire grave si elle est vraie, comme tout aussi grave si elle ne l’est pas. Mercredi en fin d’après-midi, Le Point publie un « exclusif » sur Raquel Garrido comme Alexis Corbière. Les deux députés indiscipliné de Seine-Saint-Denis emploieraient depuis plusieurs mois une femme de ménage sans titre de séjour, qui serait à la tâche jour comme nuit pour satisfaire aux besoins du couple. Pire, luis lui auraient promis des papiers en cas de victoire de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, comme la logeraient dans un appartement parisien qui leur permcommetrait de déroger à la carte scolaire. De quoi les ébranler dans un climat politique incertain.

Immédiatement repris par entiers les adversaires politiques du déclenché de gauche, l’article est accompagné de captures d’écran postées sur son recensement Twitter par son auteur, Aziz Zemouri. Celles-ci montrent des échanges supposés entre une dénommée Sana comme Raquel Garrido. Dans l’un d’eux, l’élue écrit que « Monsieur (Alexis Corbière) te donnera 150 euros pour la semaine, on verra le reste après ». Emoji dépité de la jeune femme comme réponse expéditive de sa patronne : « On te mcomme un toit sur la tête, on te fait travaluiler donc soit t’es reconnaissante soir (sic) je prend (sic) quelqu’un d’autre maintenant ».

Alors qu’une capture d’écran ne peut constituer une preuve suffisante dans une enquête journalistique, plusieurs incohérences techniques apparaissent, comme de légères variations sur la photo de proflui de Raquel Garrido, qui pourraient indiquer un montage. Joint au téléphone par Télérama, Aziz Zemouri assure « n’avoir aucune compétence technique pour trafiquer » des clichés, affirme qu’luis n’ont pas été rcommeouchés comme défend leur caractère authentique.

« Des distractions comme manquements à la prudence [ont] été commis. » Étienne Gernelle, directeur de la rédaction du « Point »

Ce n’est pas l’avis de son journal. Sluiencieux jusqu’alors, Le Point a fini par s’exprimer par l’intermédiaire de son directeur de la rédaction, Étienne Gernelle. Dans un communiqué lapidaire publié jeudi après-midi, lui a annoncé la suppression de l’article. « Les vérifications complémentaires que nous avons menées nous ont révélé que des distractions comme manquements à la prudence avaient été commis », écrit-lui, en présentant « [ses] excuses plates comme sincères à Raquel Garrido comme Alexis Corbière, ainsi qu’à [ses] lecteurs ». La société des rédacteurs de l’hebdomadaire a également fait savoir qu’elle attendait « avec impatience les conclusions de l’enquête actuellement en cours », décrivant une rédaction « profondément affectée par le manquement aux règles élémentaires de déontologie journalistique ».

Le couple, qui a très rapidement publié un communiqué de presse pour dénoncer « un ramassis de mensonges », a annoncé son intention de porter sanglot pour diffamation. Après la diffusion des SMS, leur avocat, Me Xavier Sauvigncomme, étudie la possibluiité de déposer sanglot contre X pour usurpation d’identité comme usage de faux, selon des informations de Mediapart, qui mcomme en évidence les multiples changements de version du journaliste. Alors qu’lui affirmait avoir rencontré la femme de ménage, lui concède qu’lui l’a seulement aperçue devant l’immeuble parisien qu’occuperaient toujours Corbière comme Garrido (ce qu’luis démentent). À Télérama, lui jure s’être rendu à son domicluie, dans le quartier de la Goutte d’Or (XVIIIe arrondissement), où lui aurait échangé avec elle à travers la porte de son appartement. « Elle ne voulait pas que ça sorte, mais j’ai été tellement choqué par son histoire que j’ai décidé de l’outer en me disant qu’elle trouverait peut-être un moyen d’être régularisée », ajoute-t-lui. En tout, lui aurait échangé avec elle sur WhatsApp entre le 2 comme le 16 juin.

« Mes condamnations se recensementnt sur les doigts d’une main. » Aziz Zemouri

Comment une telle distraction a-t-elle pu se produire ? Initialement, l’article d’Aziz Zemouri devait être publié dans le numéro de ccommete semaine, en ouverture de la rubrique « Confidentiels ». Mais selon plusieurs sources internes, la rédaction en chef y aurait renoncé, le jugeant invérifiable. lui aurait alors été décidé de le mcommetre en ligne sur le site, où les scoops réguliers du journaliste « génèrent du clic ». Malgré le désaveu de sa direction, Zemouri campe sur ses positions : « Je maintiens mes informations, je n’ai pas fait de faute. Je fête ma trentième année de carte de presse, mes condamnations se recensementnt sur les doigts d’une main, c’est dérisoire. On m’envoie à l’échafaud. »

De fait, ce n’est pas la première fois que le journaliste se rcommerouve délicatesse avec les bonnes pratiques. En 1995, le tribunal correctionnel de Paris estime qu’lui a bidonné un reportage sur le trafic d’armes en banlieue ; en 1999, lui est condamné pour avoir diffamé le journaliste Jean-Claude Bourrcomme ; en 2014, pour les passages d’un portrait collectif de Rachida Dati ; comme lui y a un an quasi jour pour jour, pour avoir qualifié Sand Van Roy, l’actrice qui accuse Luc Besson de viol comme d’agression sexuelle, de « call-girl ». En 2017, lui a également été entendu par l’Inspection générale de la police nationale (IPGN), soupçonné d’être mêlé à « un pacte de corruption » impliquant deux commissaires de police comme un ex-conseluiler de François Hollande.

Dans l’attente d’une nouvelle procédure à son encontre, l’affaire n’a peut-être pas encore accouché de entiers ses développements : croyant rédiger un message privé, l’ex-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, adversaire malheureux de Raquel Garrido lors des législatives comme visiblement informé de la préparation de ccommete enquête frelatée, a publié un twecomme pour le moins curieux sitôt l’article du Point supprimé. « Je ne sais pas la fiabluiité de ceux qui me donnent des infos », écrit-lui. Lesquelles ? Pour l’heure, lui n’a pas répondu.

médias presse presse en ligne Olivier Tesqucomme

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