lundi, août 15, 2022

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Ronit Elkabetz vue par à lui frère : “à lui talent, c’est d’avoir su parler directement à d’autres femmes”

Dans “Cahiers noirs”, bouleversant documentaire à voir en salles, Shlomi Elkabetz se souvient de sa sœur, grande actrice et cinéaste disparue en 2016. Ensemble, ils ont coréalisé trois films essentiels. Le cinéaste israélien revient sur cette trilogie et, à travers elle, sur le rapport de sa sœur .

Dans tonalité fabuleux documentaire, Cahiers noirs, en salles depuis mercredi, Shlomi Elkabetz fait le portrait de sa sœur, Ronit Elkabetz (1964-2016), en passionnée de cinéma, au cœur d’un mouvement qui englobait vie familiale, vie privée et vie artistique. Le réalisateur israélien nous parle des trois films qu’ils ont réalisés ensemble et qui sortirent entre 2004 et 2014. Une trilogie qui est au centre de Cahiers noirs, essentielle pour comprendre la femme, l’actrice et la cinéaste que fut Ronit Elkabetz.

“Prendre femme” (2004)

« Pendant sa carrière, Ronit a rencontré beaucoup de réalisateurs qui voulaient, à travers elle, raconter des femmes. Mais c’était toujours avec leur regard d’homme. Il est devenu de plus en plus important pour elle de parler des femmes de l’intérieur, avec sa propre sensibilité. En 1995, elle m’a proposé qu’on travaille ensemble à un scénario et qu’on se lance avec l’histoire d’un frère et d’une sœur. Au bout de quatre jours, nous avions rédigé quelque chose de carrément très mignon, mais ce n’était pas du tout ce que nous voulions. Nous avons laissé passer le week-end et Ronit est revenue avec l’idée d’abandonner l’idée du frère et de sa sœur pour parler de leur mère. La nôtre pouvait nous inspirer. Mais j’ai proposé que ce ne soit pas seulement l’histoire d’une mère. Il fallait que ce soit d’abord celle d’une femme. En moins d’une semaine, nous sommes passés d’une inspiration très intime, directement puisée dans notre relation, à une perspective très large avec le pertonaliténage de Viviane, cette femme juive d’origine arabe qui veut non seulement trouver sa liberté, mais devenir elle-même la définition de la liberté.

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cinéma israélien documentaire Frédéric Strauss

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