vendredi, août 12, 2022

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Rod Stewart, Prince, Rival Sons… La sélection vinyle de la semaine

Les premiers essais américains du tombeur rock écossais, un enregistrement acoustique du Prince de Paisley Park, un disque phare du nouvel âge du “classic rock”… Le meilleur de l’actualité vinyle sélectionné par “180 gr” et, cette semaine, le disquaire La Troccase, à Mulhouse.

Le choix du disquaire : La Troccase

Tenu par Pascal May, 13, passage du Théatre, 68100 Mulhouse. Dix mille disques, depuis 30 ans.

Brant Bjork, “Jalamanta” (Heavy Psych Sounds)

Brant  Bjork Jalamanta 

Heavy Psych Sounds

« Brant Bjork a été le batteur de Kyuss avant de devenir celui de Fu Manchu, fleuron de la scène du Palm Desert en Californie du Sud. Heavy ? Stoner rock ? Hybride plutôt. Des boucles de riffs qui tournent sur elles-mêmes, mine de rien, sans en avoir l’air, mais qui restent invariablement jouissives ! Pour ne rien gâcher, l’homme du désert a tout fait lui-même : batterie, basse, percussion, chant et composition. Un pur bijou ! »

Robert Finley, “Age don’t mean a thing” (Big Legal Mess Records)

Robert Finley Age don’t mean a thing  

Big Legal Mess Records

« Tout est dans le titre, car sortir son premier album à 62 ans n’est pas donné à tout le monde ! Originaire de Louisianne, Robert Finley offrait là, en 2016, un délice de soul teintée de blues, empreinte des meilleures production sixties. Il est accompagné par la crème des musiciens de la scène soul de Memphis, et sa voix chaude et expressive nous transporte hors du temps (il a enregistré deux autres albums depuis, dont Sharecropper’s Son cette année sous la houlette de Dan Auerbach). »

Rival Sons, “Feral Roots” (Atlantic/low Country Sound)

Rival Sons Feral Roots 

Atlantic/low Country Sound

« Il fut un temps où « classic rock » était devenu un gros mot. Sorti en 2019, ce disque, où plane l’ombre de Led Zeppelin, a redonné au genre ses lettres de noblesse. Dès le riff introductif, on retrouve le meilleur du blues-rock de toutes les époques, des années 70 à aujourd’hui, avec un batteur au sommet de son art. MASTERPIECE ! »

Les objets du moment “Cold Wave” (Soul Jazz)

Cold Wave 

Soul Jazz

La « froide » musique synthétique des années 80 a inspiré tellement de groupes d’aujourd’hui qu’elle chauffe l’esprit des archivistes. Toujours sur la brêche, les Londoniens de Soul Jazz se sont poussés du col pour se distinguer de la concurrence et produire un recueil aussi élégant que parfaitement intrigant. Les groupes qu’ils sont allés chercher dans les souvenirs d’obscures soirées ont à peine défrayé la chronique mais laissé derrière eux des morceaux d’une modernité rayonnante. Les sonorités anxiogènes de Dissemblance, le minimalisme glacial de De Ambassade, le funk tordu de Krikor Kouchian… Tout reste à découvrir.

Prince, “The Truth” (NPG/Sony Legacy)

Prince The Truth 

(NPG/Sony Legacy)

Peu d’espace pour en parler dans l’encombrement du récent Disquaire Day, mais cette première édition vinyle de The Truth, réalisée pour l’occasion, circule encore et se trouve sans mal. Datée de 1998, la première production purement acoustique du Prince de Paisley Park The Truth devait en fait sortir deux ans plus tôt. Pour on ne se sait quelle raison, elle s’est trouvée reléguée en bonus de Crystall Ball. La star, à l’époque, n’avait pas les idées claires, ses chansons étaient légères mais l’album, produit avec élégance, a bien voyagé et, avec le patine du temps, devient un modèle de soft rock pour noctambules.

Disquaire Day 2021 : les dix-huit coups de cœur des disquaires Laurent Rigoulet 7 minutes à lire La collection : Rod Stewart “Atlantic Crossing” (Warner)

Rod Stewart Atlantic Crossing

warner

Roitelet écossais, Rod Stewart a connu pas mal d’errances et quelques âges d’or. Un coffret vient conter l’un d’eux, celui du milieu des années 70, qui voit l’ancien chanteur des Faces reprendre de l’élan en quittant la Grande-Bretagne où son penchant pour un folk-blues rugueux s’est épanoui à l’ombre des Stones. Établi aux États-Unis, produit par le légendaire Tom Dowd, Rod Stewart est prêt à parer sa musique de nouveaux atours. Une face rapide, une face lente, des mélodies accrocheuses, des chœurs clinquants, des histoires chaudes, des pirouettes de charmeur, de l’alcool, du rock, des femmes… tout du conquérant.

“A Night On the Town” (Warner)

Rod Stewart A Night On the Town

warner

Enregistré entre Hollywood et l’Alabama, avec une même équipe très tournée vers la soul et les orchestrations dramatiques, A Night On the Town est sans doute le meilleur album de cette période. La voix rocailleuse tire ses plus beaux effets d’une composition de Cat Stevens,The First Cut is the Deepest, mais l’auteur est à l’oeuvre et signe quelques bonnes chansons, le poignant Killing of Georgie, où il retrouve ses accents folk sous un ciel californien, et Tonight’s the Night, ballade dont les élans sont parfaitement contenus par la production de Tom Dowd.

“Blondes Have More Fun” (Warner)

Rod Stewart Blondes Have More Fun

warner

En 1975, Rod Stewart s’était envolé pour l’Amérique au bras d’une James Bond girl, Britt Ekland, et sa production de l’époque vouée à la gaudriole trouve un sommet avec ce disque des années disco et le chic vulgaire de sa pochette. De Dirty Week End à Attractive Female Wanted, le disque fonce à tombeau ouvert dans un hédonisme paillard qui s’assagit à peine le temps d’une ballade acide (Ain’t Love a Bitch) ou du tube D’Ya Think I’m Sexy, fusion disco-rock qui n’a pas grand-chose à envier au Miss You des Stones.

Culte Cibo Matto “Viva La Woman” (Music On Vinyl)

Cibo Matto Viva La Woman 

Music On Vinyl

Au coeur des planantes années 90 où le trip-hop était roi, Cibo Matto était une attrayante apparition. Un groupe féminin et japonais qui s’amusait en dispersant des mélodies empruntées à Ennio Morricone ou Duke Ellington, dans un brouillard de voix acides. Parfois rêveur, parfois énergique et jubilatoire, parfois les deux (Beef Jerky), leur mélange de pop et de rap était une des belles surprisse de ces années-là. Après le feu d’artifice de ce premier album, Sean Lennon a rejoint le groupe où s’invitaient des figures de la musique arty comme Arto Lindsay. L’affaire devenait sérieuse. Et moins convaincante.

Curiosité Primal Scream “Riot City Blues Session” (Sony Legacy)

Primal Scream Maximum Rock’n Roll (Sony Legacy)

dr

À l’heure même où Bobby Gillepsie revient sous les projecteurs avec un album de duos élégiaques en compagnie de Jenny Beth des Savages, flash-back sur la période où il abordait frontalement sa nature d’enfant perdu des Stones. Riot City Blues, album de rock blues débraillé, courait éperdument et aveuglément après un âge d’or révolu, celui d’Exile on Main Street. Sorti pour le Disquaire Day, ce disque bonus issu des séances d’enregistrement est un complément élégant. Belle pochette, belle production. Pour les amateurs purs et durs quand même.

Frank Zappa, Dr. Feelgood, Manu Dibango… La sélection vinyle de la semaine Laurent Rigoulet 4 minutes à lire

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