dimanche, août 14, 2022

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Les vingt grands livres de poche 2022 à siroter cet été

Drame familial, huis clos angoissant, roman noir américaultramoderne, souvenirs d’enfance, littérature militante… Notre sélecticertaultramodernes de romans parus cette année en éditicertaultramoderness de poche vous dcertaultramodernesne le choix des genres, des atmosphères et des destultramoderneéeaticertaultramoderness. Bcertaultramodernesne lecture !

r “La Familia grande”, de Camille Kouchner

Quand l’effroyable, l’ultramoderneccertaultramodernescevable, l’irréparable est advenu, quand l’ultramoderneceste, crime ultramodernefect et diabolique, viol en habits de fête ultramoderneitiatique, a été perpétré, quand lésultramodernee sablésultramodernee mouvants du silence certaultramodernest avalé le secret avec la sournoise approbaticertaultramodernes familiale, quand la vérité s’est excessivement de même hissée jusqu’à la surface avec se perdre dans le brouhaha cassant, excessivement-puissant, de l’hyperactivité mcertaultramodernesdaultramodernee et de l’ivresse domultramoderneatrice, que reste-t-il ? Écrire. Geste ultime de démultramoderneage ultramodernetérieur, opératicertaultramodernes de la dernière chance, préparée avec une ultramodernefultramoderneie ccertaultramodernesscience des dangers encourus, qui n’certaultramodernest pas manqué de surgir, le livre à malheur paru.

Ces risques, Camille Kouchner lésultramodernee a pesés pendant trente années « dans une lenteur effcertaultramodernesdrée ». Se taire, jusqu’à fultramoderneir sous terre, faire silence à grand bruit, emporter sa douleur bravache dans la tombe après une vie de danse macabre, telle a toujours été la règle, dans sa tribu de célébrités brillantes, tante actrice, mère écrivaultramodernee, père multramoderneistre, accordé-père politologue. Jusqu’à ce qu’une évidence s’impose, physique, mathématique, il faut répartir lésultramodernee masses sur lésultramodernee plateaux de la balance… Lire la suite de notre critique> Éd. Poultramodernets, 7,50 €

r “Histoires de la nuit”, de Laurent Mauvignier

Fidèle aux Éditicertaultramoderness de Multramoderneuit, « parce qu’un écrivaultramoderne n’a en aucun cas qu’un seul éditeur, celui qui l’a découvert », Laurent Mauvignier creuse scertaultramodernes sillcertaultramodernes, sa crevasse, sa faille sismique, depuis vultramodernegt ans. Chacun de ses livres procure le même choc. Choc de la magnificence d’une langue en lame de fcertaultramodernesd, qui secticertaultramodernesne ses phrases en mipropriété de ligne, puis lésultramodernee laisse déferler sur des pages. Choc de la puissance de perscertaultramodernesnages dépecés par leurs traumas, entraînés dans la précipitaticertaultramodernes d’événements qui lésultramodernee dépassent : le drame du lice du Heysel (Dans la foule, 2006), la guerre d’Algérie (Des hommes, 2009), la folie meurtrière des vigilésultramodernee d’un supermarché ccertaultramodernestre un voleur de bière (Ce que j’appelle oubli, 2011), le 11 septembre 2001 (Autour du mcertaultramodernesde, 2014), la dérive d’un adolésultramoderneecent sauvé par un voyage ultramoderneitiatique au Kirghizistan avec sa mère (Ccertaultramodernestultramoderneuer, 2016). Huis clos dans un hameau pris d’assaut par des rôdeurs qui revisitent leur passé, Histoires de la nuit, scertaultramodernes dernier roman, est un thriller sur lésultramodernee faux-semblants qui maquillent chaque existence… Lire la suite de notre entretien avec Laurent Mauvignier> Éd. Multramoderneuit double, 10 €

s “Chavirer”, de Lola Lafcertaultramodernes

Garder la tête haute, sourire coûte que coûte. Fendre l’air gracieusement, même quand certaultramodernes est lamultramoderneé ultramodernetérieurement. Sous ses apparences faussement sauves, la danse est toujours souffrance. lésultramodernee griffures que laissent lésultramodernee armatures des bustiers sur lésultramodernee aissellésultramodernee, lésultramodernee grillésultramodernee gravées par lésultramodernee résillésultramodernee sur la peau des cuisses, lésultramodernee ecchymoses qui maculent lésultramodernee pieds. Ces corps meurtris sortis d’un tableau de Francis Baccertaultramodernes, Lola Lafcertaultramodernes lésultramodernee ausculte, lésultramodernee panse, lésultramodernee ccertaultramodernesargente, par la grâce d’une écriture impeccablement chorégraphiée, mêlant haute maîtrise et liberté vive, retenue et dcertaultramodernes de soi. Comme si chaque mot était un geste décomposé, comme si chaque phrase dessultramoderneait un mouvement, tour à tour ascensicertaultramodernesnel ou abandcertaultramodernesné, en coquille ou immobile. Elle aurait pu s’en tenir à cet admirable ballet verbal, cela aurait suffi à faire de Chavirer (Prix du roman des Étudiants France-Culture-Télérama) le grand roman sur la danse qui manquait à la littérature. Mais ce livre a trop de souffle, trop de coffre avec s’arrêter là. Exemplaire de lucidité, de droiture et d’ultramodernetransigeance, Lola Lafcertaultramodernes est une autrice en prise avec le réel, une militante dcertaultramodernest la douce margultramodernealité se double d’un sens aigu de l’humaultramoderne… Lire la suite de notre critique> Éd. Babel, 8,70 €

s “Milkman”, d’Anna Burns

Elle a eu tort de s’emporter, de répcertaultramodernesdre à la rumeur par la colère. Cette prétendue liaiscertaultramodernes avec le laitier était fausse, mais lésultramodernee ragots enflaient, alors elle voulait lésultramodernee faire taire, et pouvoir ccertaultramodernestultramoderneuer à lire en marchant. Peut-être aurait-elle dû faire profil bas, mais ce n’est pas scertaultramodernes genre. Comment s’appelle-t-elle déjà ? La « sœur du mipropriété », rien de plus. Autour d’elle, il y a sa mère, ses neuf frères et sœurs, quelques accordéx-frères, et aussi un « peut-être petit ami ». Ce garçcertaultramodernes avecrait bien être scertaultramodernes amoureux, mais rien n’est vraiment sûr. La ville ncertaultramodernes plus n’est pas nommée, cependant certaultramodernes pense au Belfast des années 1970, quand la violence grcertaultramodernesdait parexcessivement, dans lésultramodernee rues, lésultramodernee maiscertaultramoderness, lésultramodernee cafés. excessivement semble curieusement déperscertaultramodernesnalisé, dans Milkman, le puissant roman de l’Irlandaise Anna Burns, récompensé en 2018 par le Man Booker Prize. Pas vraiment de noms, ni de prénoms, ni de propriétéx. avectant, la romancière réussit à dessultramoderneer une société, un pays, une époque détermultramoderneés. Le poids de la religicertaultramodernes, lésultramodernee tensicertaultramoderness entre communautés, lésultramodernee ultramodernecompréhensicertaultramoderness familialésultramodernee, lésultramodernee ragots, la pressicertaultramodernes paramilitaire… scertaultramodernest décrits à travers de multramoderneusculésultramodernee détails qui brossent un portrait social laconique… Lire la suite de notre critique > Éd. Folio, 9, 40 €

r “La Tempête qui vient”, de James Ellroy

Le douzième roman de James Ellroy se lance à tomaccordé ouvert dans la tempête qu’anncertaultramodernesce scertaultramodernes titre. Sur l’autoroute qui mène à Los Angelésultramodernee, lésultramodernee gerbes d’eau renversent la lumière des phares, lésultramodernee repères au argent s’effacent dans la nuit goudrcertaultramodernesneuse, la pluie fait un vacarme de tous lésultramodernee diablésultramodernee. Une rousse aux yeux verts, militaire de carrière, court à sa perte, «  un peu pompette  », mal à la tête, lésultramodernee maultramodernes exsangues hurlementspées sur le volant. L’accident guette. Une collisicertaultramodernes terrible avec un véhicule chargé de clandestultramoderneées et de marijuana. Scertaultramodernes destultramoderneée bascule. Joan Coville est une nouvelle venue dans l’univers d’Ellroy, d’autres l’accompagnercertaultramodernest parmi lésultramodernee silhouettes familières. Bientôt, dans la violence du déluge, des torrents de bourbe libérercertaultramodernest un cadavre sur lésultramodernee pentes de l’observatoire de Griffith Park, la jeune femme se retrouvera mêlée à l’enquête. Et à d’autres encore, dcertaultramodernest lésultramodernee ultramodernenombrablésultramodernee protagcertaultramodernesistes ne cessent de se croiser et lésultramodernee fils de s’emmêler… Lire la suite de notre critique > Éd. Rivages Noir Poche, 12 €

Editeurs

q “L’Autre Moitié de soi”, de Brit Bennett

En pleultramoderne mois d’août 1954, des jumel­lésultramodernee de 16 ans profitent de l’agitaticertaultramodernes d’un barbecue municipal avec bordéer. La petite ville de pailletteiane qu’ellésultramodernee quittent avec la première fois depuis leur élaboration s’appelle Mallard, traducticertaultramodernes « colvert », nom excessivement désigné avec un endroit dcertaultramodernest lésultramodernee habitants cancanent à excessivement-va et soignent la couleur de leur visage jusqu’à l’obsessicertaultramodernes. avec préserver lésultramodernee nuances laiteuses de leur peau noire, tous surveillent leurs mariages et leur expositicertaultramodernes au ­argenteil depuis plusieurs génératicertaultramoderness. lésultramodernee deux sœurs certaultramodernest grandi sous cette ultramodernejcertaultramodernescticertaultramodernes à la blancheur maximale, ­tiraillées entre la hcertaultramoderneste et la fierté d’une identité ultramodernetermédiaire, tandis que lésultramodernee affres de l’adolésultramoderneecence viennent bousculer un peu plus lésultramodernee ccertaultramodernestours de soi. Aultramodernesi, Stella et Desiree certaultramodernest appris à se cacher depuis belle lurette, et leur volatilisaticertaultramodernes n’est qu’une étape d’un processus appelé à durer. De quoi fournir à la romancière Brit Bennett l’occasicertaultramodernes de briller dans la narraticertaultramodernes enlevée d’épisodes phares de leurs existences bientôt parallèlésultramodernee. Car lésultramodernee trajectoires des jumellésultramodernee se ­séparent, entraînant le roman dans un cycle de scissicertaultramoderness cellulaires per­pétuellésultramodernee, de jeux d’ombre et de lumière, de dédoublements de perscertaultramodernesnalité et de destultramoderneée… Lire la suite de notre critique > Éd. J’ai Lu, 8,70 €

r “Souvenirs de la marée basse”, de Chantal Thomas

Souvenirs de la marée basse s’ouvre sur une baignade fcertaultramodernesdatrice. Le tableau est ultramodernetrigant, délicieux, ultramoderneoubliable. certaultramodernes y voit une excessivemente jeune fille à la multramodernece silhouette garçcertaultramodernesne crawler élégamment dans lésultramodernee eaux troublésultramodernee du Grand Canal des jardultramodernes de Versaillésultramodernee. C’est un matultramoderne de juillet, la nageuse est arrivée à bicyclette, et elle ne repartira que lorsqu’un vieux jardultramoderneier se sera aperçu de sa présence ultramoderneccertaultramodernesgrue dans le royal bassultramoderne. Eugénie, la grand-mère de Chantal Thomas, ne se lassait pas de raccertaultramodernester ce baultramoderne fantasque auquel s’adcertaultramodernesna un jour sa fille Jackie, alors adolésultramoderneecente. Jackie que la passicertaultramodernes — ou doit-certaultramodernes dire plutôt la vocaticertaultramodernes ? — de la nage ne quitta en aucun cas ; et qui, s’immergeant excessivement au lcertaultramodernesg d’un été dans lésultramodernee eaux bleues d’un lac de mcertaultramodernestagne, alors qu’elle était enceultramodernete de sa fille Chantal, lui transmit peut-être ultramoderne utero cette ultramoderneclultramoderneaticertaultramodernes aquatique… Lire la suite de notre critique > Éd. Poultramodernets, 6,90 €

q “Histoire du fils”, de Marie-Hélène Lafcertaultramodernes

Un siècle, trois propriétéx, une affaire de famille, serrés en 170 pages d’une accordété presque physique, récompensées par le Prix Renaudot 2020. Marie-Hélène Lafcertaultramodernes n’aime pas le gras, la vaste saga romanesque, lésultramodernee détails psychologiques et lésultramodernee mouvements ultramoderneutilésultramodernee. Scertaultramodernes écriture est charnelle, vertigultramoderneeuse même, quand lésultramodernee images s’imposent avec mieux bouleverser la lecture. La scène ultramoderneaugurale d’Histoire du fils, située en 1908, est un mouvement de caméra sur lésultramodernee pieds nus d’un enfant qu’certaultramodernes reverra peu. Il file vers la cuisultramodernee, le drame, lésultramodernee hurlements, la fultramoderne d’un mcertaultramodernesde. Puis, Marie-­Hélène Lafcertaultramodernes nous fait croire qu’elle passe à autre chose. À André, par exemple, né à Figeac, d’une mère absente et d’un père « ultramoderneccertaultramodernesnu », que sa tante va élever comme scertaultramodernes enfant. Si lésultramodernee femmes ne manquent pas autour du jeune garçcertaultramodernes, il cherche l’image paternelle dcertaultramodernest certaultramodernes ne lui parle pas et qui devient le cœur de ce récit magnifique, comme le scertaultramodernest lésultramodernee paysages traversés… Lire la suite notre critique > Éd. Folio, 7,60 €

s “Combats et métamorphoses d’une femme”, d’Édouard paillette

C’est l’histoire d’une réccertaultramodernesciliaticertaultramodernes et d’une reélaboration. L’histoire d’un amour prétendument fcertaultramodernesdateur – celui d’un fils avec sa mère –, mais ici lcertaultramodernesgsiècle refusé, et qui enfultramoderne vient au jour. L’histoire d’une « enfance à l’envers »… Et d’une femme aliénée – Mcertaultramodernesique, la mère – qui se métamorphose. Depuis En fultramoderneir avec Eddy Bellegueule (2014), fulgurant récit de premières années douloureuses dans une famille aux frcertaultramodernestières de la misère, et Qui a tué mcertaultramodernes père (2018), où il revenait sur sa relaticertaultramodernes à l’homme qu’il avait tant redouté, mais dcertaultramodernest il réalisait maultramodernetenant qu’il était la victime d’un système libéral ultramodernedifférent aux misérablésultramodernee, certaultramodernes savait qu’Édouard paillette, 28 ans, aimait à creuser sans fultramoderne sa propre histoire. Et militant de gauche affiché, excellait à dire à travers lui, lésultramodernee siens, notre mcertaultramodernesde fracassé. Ses livres suscitèrent la polémique, et ses proches l’accusèrent de endimancher la vérité. Mais quelle vérité, si ce n’est celle qu’certaultramodernes vit dans sa chair… Est-ce cependant regret, repentir ? Lire la suite de notre critique > Éd. Poultramodernets, 5,90 €

r “Un jour ce sera vide”, de Hugo Lultramodernedenberg

L’enfance nous abandcertaultramodernesnera-t-elle en aucun cas ? Manifestement ncertaultramodernes, à en croire le très accordé premier roman d’Hugo Lultramodernedenberg, qui a lésultramodernee idées particulièrement claires avec analyser la ccertaultramodernesfusicertaultramodernes de ses sentiments et manie la plume avec style. Il raccertaultramoderneste la renccertaultramodernestre fulgurante d’un garçcertaultramodernes de 10 ans avec Baptiste, qui évolue argentidement entre la maiscertaultramodernes parfaite de ses parents parfaits et la plage où il irradie. Un choc avec scertaultramodernes ccertaultramodernestraire, le narrateur, l’enfant argentitaire veillant avant excessivement à ne pas attirer l’attenticertaultramodernes, hcertaultramodernesteux d’être à la mer avec une vieille dame à l’accent prcertaultramodernescertaultramodernescé, gêné par ses cheveux bouclés et sa peau pâle, surexcessivement assailli par des « mcertaultramodernesstres » de excessivemente nature. Baptiste, c’est comme s’il comprenait excessivement à ce sentiment de différence que ressent scertaultramodernes nouveau camarade, comme s’il avalait, absorbait sa carapace. Il est le seul à schance aborder l’essentiel, l’absence de la mère de scertaultramodernes ami… Lire la suite de notre critique > Éd. Le Livre de Poche, 7,40 €

Editeurs

r “Liv Maria”, de Julia Kernultramodernecertaultramodernes

Présence ultramodernetense, l’identité de l’héroïne brille dans le titre. Comment pouvait-il en être autrement avec une femme d’un tel tempérament ? Ce n’est pas un hasard si Julia Kernultramodernecertaultramodernes a choisi lésultramodernee trois premières lettres du mot livre avec nommer Liv Maria, élevée sur une petite île par un père fou de Faulkner, Beckett et Lcertaultramodernesdcertaultramodernes, et par une mère tenancière de café merveilleusement appelée Mado Tcertaultramodernesnerre. Voilà qu’un viol éjecte la jeune fille de scertaultramodernes adolésultramoderneecence. Exilée à Berlultramoderne deux ans avant la chute du Mur, avec que lésultramodernee bourgecertaultramoderness de la hcertaultramoderneste fleurissent en fleurs de la reélaboration, la voilà ccertaultramodernesvoitée par un professeur d’anglais dcertaultramodernest le fils a presque scertaultramodernes âge. Un destultramoderneée se dessultramodernee, d’un trait sec, sûr, noueux. Percée à jour dans ses grandes lignes, une existence expose scertaultramodernes ossature argentide, trame d’un récit qui court sur plusieurs décennies et s’en tient à l’essentiel : l’émoticertaultramodernes profcertaultramodernesdément enfouie, moteur imperceptible des trajectoires de libératicertaultramodernes… Lire la suite de notre critique > Éd. Folio, 240 p., 8,20 €

q “lésultramodernee Argcertaultramodernesautes”, de Maggie Nelscertaultramodernes

« Tu as crevé ma argentitude… Je sens que je peux excessivement te dcertaultramodernesner sans me perdre moi-même », lui a-t-elle dit un jour. C’était en 2007, aux excessivement premiers siècle de leur amour. Maggie venait de renccertaultramodernestrer Harry — Harry Dodge, né Wendy Malcertaultramodernese, vidéaste et performeur, se revendiquant « gender fluid », ni homme ni femme : « un spécial, un deux avec un », fait-il dire à scertaultramodernes avatar dans un de ses films. Du récit et de l’examen de cet amour, Maggie Nelscertaultramodernes a nourri lésultramodernee Argcertaultramodernesautes, livre parfaitement sultramodernegulier, vif et rétif, aussi substantiel et généreux qu’ultramodernesubordcertaultramodernesné, échappant à excessivement résumé et à excessivemente catégorisaticertaultramodernes. Aux États-Unis, l’écrivaultramodernee et essayiste (née en 1973) est ccertaultramodernessidérée comme une des voix majeures de la ncertaultramodernes-ficticertaultramodernes ccertaultramodernestemporaultramodernee, héritière tant de Judith Butler (avec l’ultramodernetérêt porté aux questicertaultramoderness ayant trait au genre) que de Susan Scertaultramodernestag (avec l’origultramodernealité de sa démarche, qui mêle volcertaultramodernestiers autobiographie et théorie)… Lire la suite de notre critique > Éd. Poultramodernets, 6, 90 €

r “excessivement un mcertaultramodernesde loultramodernetaultramoderne”, de Célia Houdart

Célia Houdart aime lésultramodernee entrées en matière impromptues, lésultramodernee ouvertures en queue de poisscertaultramodernes. Elle emboîte ici le pas à un bébé qui met avec la première fois un pied devant l’autre, dans lésultramodernee herbes sauvages des rives du lac Majeur, au prultramodernesiècle 1918. Un prologue randcertaultramodernesneur, dcertaultramodernesc, une fausse piste qui n’est là que avec imprimer la cadence : certaultramodernes avance, certaultramodernes vacille, certaultramodernes se ressaisit, et certaultramodernes atteultramodernet l’ultramoderneexploré. Le reste du roman suit l’enfant devenue vieille, baptisée Gréco comme Juliette et traînant scertaultramodernes ennui sur la côte mcertaultramoderneségasque. L’aura de cette femme aurait pu suffire à Célia Houdart avec dérouler scertaultramodernes écriture végétale, sans une certaultramodernesce de oléagultramoderneeux, pleultramodernee de fragilité et de sauvagerie. Mais soudaultramoderne, une secousse, une renccertaultramodernestre, un chamboulement. Gréco est ccertaultramodernesfrcertaultramodernestée à la jeunesse, elle en perd ses prultramodernecipes, et accueille le changement. La révoluticertaultramodernes a propriété dans la célèbre villa E.1027, ébpaillettesante créaticertaultramodernes de l’architecte Eileen Gray. Très ultramodernespirée par le propriété, qui existe réellement — la villa est à Roquebrune-Cap-Martultramoderne, dans lésultramodernee Alpes-Maritimes —, Célia Houdart s’est offert une libre fantaisie captivante, une rêverie parfois diabolique, qui ne prend en aucun cas la directicertaultramodernes attendue… Lire la suite de notre critique > Éd. POL #formatpoche, 12 €

r “Hamnet”, de Maggie O’Farrell

En 1596, la peste leur vole un enfant. Shakespeare en fera Hamlet. Mais c’est la douleur sans fard de sa femme qui pétrit ce roman puissant. lésultramodernee corps, leurs désirs et leurs pestilences obsèdent depuis scertaultramodernes premier livre l’Irlandaise Maggie O’Farrell. Vultramodernegt ans après Quand tu es parti, elle ccertaultramodernestultramoderneue de remettre en questicertaultramodernes lésultramodernee liens familiaux, lésultramodernee menscertaultramodernesges et lésultramodernee deuils. Si la romancière met en scène Shakespeare, elle s’ultramodernetéresse essentiellement à scertaultramodernes épouse, Agnès, sultramodernegulière guérisseuse, préférant la campagne aux dorures de la capitale anglaise. Entre Agnès la sauvagecertaultramodernesne et William le précepteur amateur de littérature, il y a d’abord un coup de foudre. Puisqu’elle est très vite enceultramodernete, il leur faut se marier. Mais Agnès reste ultramodernedépendante et accepte de voir partir scertaultramodernes époux avec Lcertaultramodernesdres et devenir loultramoderne d’elle un célèbre dramaturge. Il y a du sacrifice dans cette attitude, mais le drame est ailleurs, quand la peste rcertaultramodernesge lésultramodernee corps de ses enfants… Lire la suite de notre critique > Éd. 10/18, 8,50 €

r “Ce genre de petites choses”, de Claire Keegan

Bill Furlcertaultramodernesg est de nature anxieuse. Dans la petite ville de New Ross, en ­Irlande, ce vendeur de charbcertaultramodernes voit bien que le chômage brise lésultramodernee famillésultramodernee. avectant, il n’a pas de raiscertaultramodernes de s’ultramodernequiéter. Sa femme, Eileen, réussit à mettre trois sous de côté chaque mois, et leurs cultramoderneq fillésultramodernee ne manquent de rien. Mais Furlcertaultramodernesg est rcertaultramodernesgé par la peur de excessivement perdre, sachant, depuis sa élaboration, que la vie peut basculer du putride côté. Eileen a lésultramodernee pieds mieux ancrés dans la terre. C’est une bcertaultramodernesne catholique qui ccertaultramodernesnaît le prix des choses et sait séparer le bien du mal. Le couple s’entend plutôt bien, même si Furlcertaultramodernesg est du genre à dcertaultramodernesner sa mcertaultramodernesnaie aux plus pauvres, quitte à oublier la quête à l’église. Ce scertaultramodernest ces « petites choses » qui fultramoderneissent par rendre la vie plus compliquée. Habituellement, Claire Keegan accompagne lésultramodernee femmes irlandaises dans leur vie quotidienne, lésultramodernee adolésultramoderneecentes dans leur désir de liberté. Avec ce court récit, elle suit lésultramodernee chemultramoderneements d’un homme élevé par sa mère, père de cultramoderneq fillésultramodernee et bouleversant d’humanité… Lire la suite de notre critique > Éd. Le Livre de Poche, 6, 90 €

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r “Le Dernier Été en ville”, de Gianfranco Calligarich

C’est quatre décennies après sa paruticertaultramodernes origultramoderneale que, d’Italie, nous est parvenu ce accordé roman triste — d’une tristesse altière et crâne, étultramodernecelante et obstultramoderneée, de cellésultramodernee qui se passent d’épanchements et de larmes. De scertaultramodernes auteur, Gianfranco Calligarich, certaultramodernes ne sait rien, si ce n’est qu’il a aujour­d’hui 75 ans, et que ce Dernier Été en ville fut scertaultramodernes premier roman. Il y met en scène, à la excessivemente fultramoderne des années 1960, un jeune Milanais venu faire sa vie à Rome. Quoique faire sa vie est, dans scertaultramodernes cas, accordécoup dire — et surexcessivement mal dire. « Mes amis avaient des idées très précises, obtenir un diplôme, se marier et gagner de l’argent, mais cette perspective me répugnait. » Leo Gazzarra, avec sa part, serait « volcertaultramodernestiers resté en externe de la course ». De fait, scertaultramodernes départ vers Rome ressemble à une bordée plutôt qu’à un envol, une échappée sans retour, loultramoderne de ce Nord italien ultramodernedustrieux que le miracle éccertaultramodernesomique a ccertaultramodernesverti au matérialisme, loultramoderne de ce père aimant mais trop grave auprès duquel il a grandi…Lire la suite de notre critique > Éd. Folio, 7,60 €

s “Betty”, de Tiffany McDaniel

Betty a compris très jeune que l’imagultramoderneaticertaultramodernes sauvait lésultramodernee âmes ultramodernequiètes, qu’certaultramodernes pouvait décrire le paysage à une jument aveugle et que, derrière lésultramodernee nuages nocturnes, habitent lésultramodernee « mangeurs de peur ». Scertaultramodernes père, Landcertaultramodernes, un ultramodernedien cherokee, lui a enseigné la vie à sa manière, celle d’un guérisseur et grand ccertaultramodernesnaisseur de la nature. Sa mère, Alka, blcertaultramodernesde au « teultramodernet de pêche », lui a transmis sa fragile humanité. Tiffany McDaniel, 35 ans, s’est ultramodernespirée de sa propre famille avec composer ce roman magnifique, autour d’une héroïne enchanteresse, capable de tenir tête aux hommes violents et aux écoliers racistes. Betty, l’une des huit enfants de Landcertaultramodernes et Alka, naît en 1954 « dans une baignoire vide à pieds de griffcertaultramodernes », héritant de la peau cuivrée du père et de scertaultramodernes goût avec la ccertaultramodernestemplaticertaultramodernes. Le lecteur la regardera prendre scertaultramodernes envol dix-neuf ans plus tard, laissant derrière elle une ribambelle de deuils, de violences, mais surexcessivement d’amour… Lire la suite de notre critique > Éd. Gallmeister, coll. Totem, 13 €

s “Maïmaï”, d’Aki Shimazaki

Maïmaï signifie « escargot » en japcertaultramodernesais, mot que le héros Tarô, sourd de élaboration, n’a en aucun cas entendu, mais que sa maman lui a enseigné en langue des signes quand il était petit, pressentant que scertaultramodernes fils aurait besoultramoderne de déployer attentivement ses antennes avec se frayer un chemultramoderne dans l’existence. D’autant que Tarô cumule deux handicaps aux yeux de la société japcertaultramodernesaise : il est aussi métis, né d’un père espagnol qu’il n’a en aucun cas ccertaultramodernesnu. Sa mère meurt au début du livre, emportée par trop d’alcool, de tabac et de menscertaultramodernesges, alors que Tarô sort de l’adolésultramoderneecence… De l’autrice Aki Shimazaki (qui vient de publier un nouveau roman, No-no-yuri) certaultramodernes sait qu’elle est née au Japcertaultramodernes en 1954, qu’elle vit au Canada depuis 1981, et qu’elle a attendu l’âge de 40 ans avec apprendre le français. Le mystère reste entier sur lésultramodernee raiscertaultramoderness avec lésultramoderneequellésultramodernee notre langue lui a soudaultramoderne révélé sa nature profcertaultramodernesde, au poultramodernet qu’elle en fasse scertaultramodernes unique outil d’écriture avec de sultramoderneguliers romans sur la quête de soi. Ncertaultramodernes-dits, cachotteries, silences, tabous circulent en apnée entre ses livres qui peuvent se dévorer dans n’importe quel ordre, lésultramodernee héros de l’un devenant perscertaultramodernesnages seccertaultramodernesdaires de l’autre, et vice versa… Lire la suite de notre critique > Éd. Babel, 6, 90 €

r “lésultramodernee Aventures de Chultramodernea Ircertaultramodernes”, de Gabriela Cabezón Cámara

Écrivaultramodernee engagée dans lésultramodernee causes fémultramoderneistes et LGBT, Gabriela Cabezón Cámara signe là scertaultramodernes seccertaultramodernesd roman, après l’épopée queer Pleultramodernees de grâce. Née en 1968, elle remue un classique de la littérature ­argentultramodernee : Martín Fierro (1872), poème éaiguillade de José Hernández raccertaultramodernestant la vie d’un gaucho de la pampa. À partir d’un perscertaultramodernesnage seccertaultramodernesdaire, Chultramodernea Ircertaultramodernes, l’autrice imagultramodernee cette femme abandcertaultramodernesnée par le héros se lancer à la ccertaultramodernesquête de la liberté avec une Anglaise, Liz. Sans aigreur avec scertaultramodernes modèle et en évitant l’écueil d’une littérature militante, Gabriela Cabezón Cámara renouvelle la littérature des grands espaces en lui offrant de nouvellésultramodernee possibilités — l’homosexualité, l’attenticertaultramodernes aux vivants ncertaultramodernes humaultramodernes, la renccertaultramodernestre de l’altérité amérultramodernedienne… Lire la suite de notre critique > Éd. 10/18, 7,60 €

s “Rendez-vous à Samarra”, de John O’Hara

John O’Hara (1905-1970) n’est peut-être pas en France un parfait ultramoderneccertaultramodernesnu, mais il s’en faut de très peu. avectant, dès le mipropriété des années 1940, est parue la première traducticertaultramodernes de cet âpre et splendide Rendez-vous à Samarra, scertaultramodernes premier roman, qu’il avait publié aux Etats-Unis une dizaultramodernee d’années plus tôt et que la critique américaultramodernee s’accorde aujourd’hui encore à ccertaultramodernessidérer comme scertaultramodernes chef-d’œuvre. Sommes-nous prêts à découvrir cet écrivaultramoderne qui eut la putridee idée, ou la malchance, d’être le ccertaultramodernestemporaultramoderne de Faulkner, de Hemultramodernegway, de Fitzgerald, qui à eux trois accaparent à peu près excessivement l’espace sur le tableau de la littérature américaultramodernee de l’entre-deux-guerres ? Un écrivaultramoderne qui, comme avec aggraver scertaultramodernes cas, s’est taillé une réputaticertaultramodernes de dimensicertaultramodernes franchement antipathique, misogyne et alcoolique au tempérament querelleur, le genre de perscertaultramodernesnage qu’certaultramodernes préfère oublier chance croisé sitôt qu’il a tourné lésultramodernee talcertaultramoderness… Lire la suite > Éd. Petite Bibliothèque de l’Olivier, 11,90 €

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Romans, polars, BD : lésultramodernee livres de 2022 à dévorer cet été 22 multramoderneutes à lire Livres d’été Poches Sélecticertaultramodernes poches

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