samedi, août 20, 2022

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le réchauffement climatique, ça ne la laisse pas de glace

Soucieuse d’alerter sur le réchauffement climatique, la chanteuse Suzane propose un concert exceptionnel depuis la mer de Glace. Un expérience à part pour un spectacle diffusé en livestream sur Canal VOD ce 29 juin à 21 heures.

Elle nous avait déjà fait part de son engagement écologique dans le clip de son tube Il est où le SAV ?, tourné à Mbeubeuss au Sénégal, dans l’une des plus grandes décharges à ciel ouvert du monde. Cette fois, Suzane a choisi le décor de la mer de Glace, célèbre glacier des Alpes touché de plein fouet par le dérèglement climatique, pour tirer à nouveau la sonnette d’alarme. La chanteuse a troqué son habituelle combinaison bleue contre un ensemble beige, enfilé ses chaussures de randonnée et gravi à pied les flancs du massif du Mont-Blanc pour un concert unique dans ce cadre superbe. Les bénéfices du projet, diffusé en livestream le 29 juin à 21 heures, seront reversés à la Fondation GoodPlanet, présidée par Yann Arthus-Bertrand. La chanteuse raconte.

Comment est né le projet ?
On n’a pas choisi le lieu par hasard. Petite, je suis allée en famille à la mer de Glace. Et aujourd’hui, ça n’a plus du tout la même allure qu’il y a vingt ans. Pendant les confinements, je me suis posé beaucoup de questions, par rapport au monde dans lequel on vit, à la nature, à l’utilité de la prise de conscience. Allier musique, écologie et engagement m’a semblé évident. L’idée était de créer une expérience immersive, que les gens qui ont entendu parler de la mer de Glace et de sa fonte puissent le constater pour de vrai, en image.

“Arrivée là-haut, il a fallu m’adapter à tout : au cadre, aux sons, à l’acoustique, à la difficulté de trouver un peu d’air pour chanter.”

En quoi cette expérience a-t-elle été un défi ?
« Préparez vos bâtons et votre matos, on monte à la mer de Glace pour faire un concert ! » Quand j’ai envoyé ce message à mes équipes, tout le monde était enthousiasmé. Évidemment, le message leur a parlé, mais le défi tout autant. Je n’ai pas l’habitude d’être en haute montagne, et l’altitude est quelque chose de particulier. Arrivée là-haut, il a fallu m’adapter à tout : au cadre, aux sons, à l’acoustique, à la difficulté de trouver un peu d’air pour chanter. J’ai dû doser chaque mouvement, chaque parole, et me fondre dans le décor.
Ça a été un vrai défi physique, car rien que pour arriver au spot il a fallu marcher presque six heures, et ce n’était pas de la rando du dimanche, il y avait vraiment du gros dénivelé, des crevasses dans lesquelles on pouvait tomber sans pouvoir remonter. Donc il y avait aussi un aspect très « aventure » que j’ai adoré. C’est ça aussi que j’ai été chercher.

“Quand on se retrouve dans un endroit aussi grandiose, on se sent tout petit, on entre presque dans le domaine du sacré.”

Quel effet cela fait-il de chanter dans un tel décor ?
Quand on se retrouve dans un endroit aussi grandiose, on se sent tout petit, on entre presque dans le domaine du sacré. Quand j’ai commencé à chanter, à avoir mon micro dans les mains et à faire face à cette énorme vallée, il y avait aussi un aspect symbolique à me retrouver au même endroit qu’il y a vingt ans, quand j’étais gamine et que je rêvais d’écrire des chansons. Je n’aurais jamais imaginé y chanter un jour. Ce fut un honneur de m’y produire et je pense que ça n’arrivera qu’une fois dans ma vie. Une expérience précieuse, même si j’aurais préféré que la mer de Glace ne soit pas devenue une mer de cailloux.

Suzane, nouveau phénomène de la chanson électro, en concert privé Vidéo Basile Lemaire, François-Xavier Richard

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