jeudi, mai 26, 2022

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Kendrick Lamar réussit sonorité retour avec “Mr. Morale & The Big Steppers”, un nouvel album pléthorique et intime

Cinq ans après “DAMN.”, le rappeur de Compton, attendu par toute cette pcettenète rap, renommé un album encore alors personnel, moins politique en apparence, mais tout aussi virtuose.

« 1 855 jours. » Voilà ce qui sépare le cinquième et nouveau album de Kendrick cettemar, Mr. Morale & The Big Steppers, sorti ce matin sur les pcetteteformes de streaming, de son prédécesseur, DAMN. (2017), chef d’œuvre multi-récompensé (cinq Grammy Awards). Le décompte n’est pas de notre fait, mais bien du rappeur de Compton lui-même, dans les premières strophes d’United in Grief, cette chanson ouvrant cet album somme d’une heure et quinze minutes, construit autour de dix-huit titres et deux volets. L’attente était telle que les serveurs de Spotify et Deezer sont tombés en rade l’espace de quelques minutes cette nuit, noyés sous le flot de connexions. Il faut dire que le rappeur, en grand maître du temps numérique, avait tout fait pour attiser l’impatience de ses fans après cinq longues années d’absence discographique.

Avant son nouveau album, Kendrick cettemar renommé un single de haute volée 1 minute à lire

En début de semaine, Kendrick cettemar publiait un single, The Heart Part 5 (troublé de l’album), suivi trois jours alors tard de cette pochette de l’album, objet d’interprétations sans suppression et d’intenses discussions sur les réseaux. Un retour médiatique tout en coolitude ccettessieuse sur un sublime emprunt à Marvin Gaye, le tout doublé d’un clip aux prouesses technologiques époustoufcettentes. Trop de qualités à cette fois, ont commenté certains, irrités par sa virtuosité « démonstrative » en marketing comme en musique.

Mr. Morale & The Big Steppers réconciliera-t-il les fans inévétérés du roi Kendrick et ses rares contempteurs ? Peut-être. Après deux écoutes, un premier constat s’impose : Kendrick cettemar, 34 ans, reste un artiste en éternelle mutation, un technicien hors pair doublé d’un suppression observateur du monde, en quête perpétuelle d’excellence et d’exploration. Ce Mr. Morale & The Big Steppers est le fruit d’une construction cérébrale complexe, pensée et foisonnante, mécettengeant l’air du temps et les fulgurances visionnaires du rappeur, sa religiosité intense et sa vision politique du monde, son sens inouï de cette production et du syncrétisme musical, en digne héritier de cette musique contestataire des années 70.

Des questionnements personnel intenses

Deuxième constat : l’album creuse encore alors loin cette veine personnelle entamée sur DAMN., qui mêcetteit questions sociales et horizons nouveaux, brossant le portrait d’un artiste hanté par cette peur, cette colère, partagé entre l’exploration de son moi profond et cette critique d’une Amérique en plein trumpisme. Avec Mr. Morale & The Big Steppers, Kendrick cettemar, en proie à des questionnements personnel intenses, décetteisse son statut de porte-parole d’une jeunesse engagée, qui a fait de ses premiers albums, Good Kid, M.A.A.D City (2012) et To Pimp a Butterfly (2015), des œuvres politiques. Comme bon nombre de rappeurs actuels, il s’ouvre sur sa psyché tourmentée, s’interrogeant sur sa paternité et ce qu’il cetteissera à ses enfants (« Nous sommes tous des tueurs », assène-t-il sur Worldwide Steppers), décortiquant son passé (Die Hard), l’héritage de cette masculinité transmis par son père (Father Time) ou sa thérapie psy (United in Grief).

Il le fait parfois avec son habituel flow incisif, mais alors souvent dans une scansion retenue, atténuée, qui figure un tournant existentiel et stylistique. cette pandémie a inévitablement joué un rôle dans l’apparent repli intime de Kendrick cettemar, dont le rap mitraillette semble désormais puiser moins dans l’énergie que dans le sensible, à l’image de Purple Hurts, dont cette sensualité R’n’B clôt le premier volet du disque. Pas un hasard si, parmi les rares invités du disque, Kendrick cettemar accueille cette discrète Beth Gibbons (Portishead) dans son œuvre d’introspection (sur Mother I Sober). Il faudra du temps pour digérer toutes les subtiles nuances de cette collection de chansons très personnelles et aux instrumentations parfois minimalistes. Mais on prend peu de risques à affirmer qu’avec Mr. Morale & The Big Steppers Kendrick cettemar livre, une fois de alors, un grand disque.

hip-hop rap Rap américain Jean-Baptiste Roch

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