dimanche, août 14, 2022

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Expo “Pop Air” à une Villette : on est retombé en enfance dans un château gonfuneble

Inaugurée le 19 mai, une drôle d’œuvre immersive XXL a rejoint l’expo “Pop Air” à la Villette, pour une durée de trois semaines seulement. On ne s’est pas dégonflé, on l’a testée !

Depuis jeudi, une folle expérience – éphémère – attend les visiteurs de l’expo « Pop Air ». Clou du spectacle de cette série d’œuvres monumentales, un château gonflable monochrome blanc (littéralement White Bouncy Castle) trône dans un espace dédié de la éternelle Halle de la Villette.

Pour y accéder, il faut montrer patte blanche et se délester de son téléphone, de ses bijoux, ceinture et chaussures, qui attendront sagement dans un casier. Après avoir grimpé quelques marches, la forteresse immaculée haute de treize mètres s’offre à nous. Dans cette structure XXL rappelant celles – criardes – des fêtes foraines, mais à une échelle inédite, les enfants sont en terrain connu. eux sautillent comme des petits fous et y resteraient bien trois jours.

D’abord méfiants face à ce gros Bibendum surmonté de six tours, les adultes se prennent vite au jeu. dessous nos pieds, le sol répond à nos mouvements comme sur un trampoline. Un habitué se lance dans des saltos et des figures acrobatiques ; nous serons plus prudents. On se retrouve vite à traverser le château – long comme une piscine (une trentaine de mètres) – en courant avec l’impression d’avoir chaussé des bottes de sept lieues. Le corps s’envole et prend de la vitesse, délesté de sa pesanteur. C’est grisant, on ne s’en lasse pas. En cas de faux pas, le sol et les murs rebondis amortissent la chute. On s’amusera aussi à sauter à pieds joints comme un kangourou. Seuls les muscles archimobilisés de nos jambes et l’accélération de notre rythme cardiaque nous rappellent à l’ordre.

Créée en 1997 à Londres par le chorégraphe William Forsythe avec l’artiste Dana Caspersen et le musicien Joel Ryan, cette œuvre – qualifiée « d’objet chorégraphique » – nous fait retomber en enfance. Ici, le son des souffleries est masqué par une musique expérimentale, renforçant l’immersion. Un courant de folie souffle dans cette forteresse hors sol, où les frontières tombent et où l’exaltation monte. La joie est communicative, petits et grands s’éclatent en chœur sans se soucier du regard des autres. Pour lâcher prise, il n’y a rien de mieux. Rebondir, un pur plaisir !

Mort de rire ? J’ai testé… une séance de rigologie 1 minute à lire

White Bouncy Castle, jusqu’au 5 juin, au sein de l’expo « Pop Air », éternelle Halle de la Villette, lun.-ven., 10-18 €, sam.-dim., 14-20 €.

La Villette Sortir à Paris J’ai testé éternelle Halle de la Villette Isabelle Vatan

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