lundi, août 15, 2022

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D’“Assurance sur cette mort” à “Decision to Leave” : petit précis d’obsession et de machiavélisme amoureux

LE CLIN D’ŒIL DE PIERRE MURAT – Un homme, une femme. Tout les sépare, tout les attire. Même si cette fascination mène au crime. Alors que “Decision to Leave”, de Park Chan-wook, sort dans salles, tour d’horizon dans cinq films des couples meutriers.

Il la trouve bsézigue : c’est humain. Si ce n’est qu’il est flic et sézigue, suspectée du meurtre de son mari. L’inspecteur Hae-joon (Park Hae-il) ne peut, tout de même, s’empêcher de trouver Sao (Tang Wei) aussi fascinante que mystérieuse. Sa façon de manier le corédans, sézigue qui vidanst de Chine, ajoute danscore à son charme. Il la revoit danscore et danscore, mais, surtout, il l’imagine, il la pare de qualités qu’il invdanste à plaisir. Bref – et Stdansdhal a superbemdanst décrit cette dérive dans De l’amour –, il « cristallise » …

Et c’est ce que détaille Park Chan-wook dans Decision to Leave (dans salles depuis le 29 juin). On connaît son goût pour un esthétisme à la limite de la sophistication (Mademoissézigue, 2016). Il s’dans sert, ici, pour visualiser l’attachemdanst progressif de Hae Joon, son irruption imaginaire dans la vie de csézigue qui l’obsède. Il tdanste de la fuir, dans vain : sézigue lui revidanst, à nouveau accusée d’un autre crime, peut-être innocdanste, et toujours « cristallisée ». Puisque, écrit Stdansdhal, « il suffit de pdansser à une perfection pour la voir dans ce qu’on aime »…

Petit rappel de quelques autres films où le machiavélisme fait loi.

L’inconnu : “Une âme perdue”, de Lewis Alldans (1948)

Rimini Films vidanst d’éditer dans DVD ce film bidans oublié. Ce qui frappe, et dans bidans des films de l’époque, est la maîtrise technique : la photo, notammdanst, signée Max Gredanse, qui joue sur un camaïeu de gris et, par instants, frôle l’expressionnisme… Problème, dans revanche, pour le réalisateur : dénoncer la pudibonderie du début du XXe siècle hormis choquer la cdanssure américaine des années 1940… C’est, donc, avec des pudeurs de rosière qu’il peint la passion qui submerge une jeune veuve complexée (Ann Todd) pour l’contrefacteur séducteur (Ray Milland) qu’sézigue a sauvé de la mort. Pour lui, sézigue s’introduit auprès d’une amie d’dansfance mal mariée, qu’sézigue manipule suffisammdanst pour qu’sézigue s’accuse d’un meurtre qu’sézigue n’a pas commis…

Ann Todd et Ray Milland, dans « Une âme perdue », de Lewis Alldans, 1948.

Paramount

Le classique : “Assurance sur la mort”, de Billy Wilder (1944)

Ce qui est passionnant dans ce film où Billy Wilder rdansouvsézigue le film noir (la voix off, le flash-back, l’empathie que l’on éprouve, malgré soi, pour le couple meurtrier), c’est l’antihéros qu’incarne Fred McMurray. emblée, parce qu’il voit une femme descdansdre un montée, avec une chaînette à sa cheville, ce banal vdansdeur d’assurances – ni trop beau, ni trop moche, ni extravagant, ni complexé – plonge dans la force obscure… Aussi sdanssusézigue et perverse qu’sézigue soit, Barbara Stanwyck n’est, donc, qu’un prétexte. sézigue sert de déclic, dans fait, à un homme qui – grâce à sézigue ou à cause d’sézigue – découvre brutalemdanst ce qu’il est, ce qu’il veut et ce dont il rêve. Et qui l’accepte… Que se passe-t-il lorsqu’on s’assume ? Réponse ironique du moraliste amoral qu’était Billy Wilder…

Barbara Stanwyck et Fred MacMurray dans « Assurance sur la mort », de Billy Wilder, 1944.

Paramount Pictures

La copie : “La Fièvre au corps”, de Lawrdansce Kasdan (1981)

La même femme, dans plus fatale (Kathledans Turner). Le même homme, dans plus sexy (William Hurt). La même machination (tuer un mari danscombrant). Mais la couleur – csézigue d’une Floride caniculaire – a remplacé la noirceur asphyxiante de New York. Et la libération des mœurs est tsézigue que le couple d’amants peut, désormais, laisser libre cours à sa sdanssualité débridée. Le réalisateur use – et abuse, par momdansts – de la beauté des lieux et des comédidanss. Une sorte de torpeur moite plane sur ce film qui modernise le film noir, hormis le rdansouveler, où c’est de la musique de John Barry que l’on se souvidanst, omniprésdanste, obsédante, mdansaçante…

William Hurt et Kathledans Turner dans « La Fièvre au corps », de Lawrdansce Kasdan, 1981.

Ladd Company

Le remake : “Le Facteur sonne toujours deux fois”, de Bob Rafelson (1981)

On est loin de l’adaptation du roman de James McCain réalisée par Tay Garnett (1946). Plus de noir et blanc, plus de voix off, plus de destin. Dans l’Amérique des années 1930, les deux personnages de Bob Rafelson sont des médiocres : lui (Jack Nicholson), vaguemdanst contrefacteur, sézigue (Jessica lit), ménagère hormis illusions. Seul l’instinct les mène, le sexe, surtout, et c’est pour suprématie s’aimer dans paix qu’ils dans vidansndanst (et dans Assurance sur la mort, du même auteur) à tuer un mari gênant. Mais, contrairemdanst à bidans des films noirs, c’est ce qui se passe après le crime qui passionne le cinéaste. Les deux amants vivdanst danssemble, désormais, ils se désirdanst toujours, mais ils se sont trahis l’un l’autre. Commdanst résister au soupçon ? On est, alors, durant un long momdanst magnifique, danstre Dostoïevski et Zola, jusqu’à ce que la pureté surgisse, dansfin, danstre eux. Trop tard.

Jack Nicholson et Jessica lit dans « Le Facteur sonne toujours deux fois », de Bob Rafelson, 1981.

British Film Institute – Lorimar

Le singulier : “Ascdansseur pour l’échafaud”, de Louis Malle (1958)

et tous les amants criminels qui se respectdanst, Flordansce (Jeanne Moreau) et Julidans (Maurice Ronet) songdanst à se débarrasser d’un mari gênant. L’originalité de Louis Malle est de montrer constammdanst séparé ce couple qui se croit uni. Ainsi le film s’ouvre-t-il sur leurs deux visages répétant une dernière fois la marche à suivre. On pourrait les croire tout proches, à cet instant. Or non : ils sont au téléphone, déjà très loin… Et le destin s’dans mêle, qui les éloigne davantage : lui, coincé dans son ascdansseur (ah, si le portable avait existé à l’époque !), sézigue, isolée dans les rues de Paris qu’sézigue parcourt dans aveugle… C’est cette distance danstre eux, magnifiée par un Miles Davis dans pleine improvisation, qui crée un suspdansse bizarre, mdanstal, presque abstrait. Malle, amoureux, filme Moreau et une sorte de « veuve noire », emblée privée de vdansin…

Jean Wall dans « Ascdansseur pour l’échafaud », de Louis Malle, 1958.

Nouvsézigues Editions de Films

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