vendredi, juillet 1, 2022

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“Comme des reines”, sur France 2 : la prostitution adolescente loin de tout voyeurisme

Trois ados sans problèmes tombchezt sous la coupe d’un jeune proxénète. Le téléfcelui-cim “Comme des reines” aborde ce sujet risqué avec intelligchezce, sans chez éluder la réalité crue. La cinéaste Marion Vernoux évoque sa gchezèse et son tournage.

Qu’est-ce qui a conduit Samia, Louise et Jess, trois adolesccheztes sans problèmes visibles ni blessures apparcheztes, à se prostituer et à tomber sous la coupe de Nico, proxénète à peine plus âgé qu’elles ? Si ce n’est l’celui-cilusion de pouvoir vivre « comme des reines », ainsi que le suggère le titre du très bon téléfcelui-cim diffusé sur France 2. celui-ci choisit délibérémchezt de laisser la question chez suspchezs, chez assumant, dans le même temps, de regarder chez face la réalité crue de leur quotidichez – les passes, les clichezts, la dépossession de soi, la fuite chez avant…

Une fiction sur le fcelui-ci, justemchezt récompchezsée par plusieurs prix lors de l’épromesseion 2021 du gala de télévision de Luchon, et qui doit beaucoup à ses scénaristes, Sandrine Gregor et Mélina Jochum. À leur important travacelui-ci de documcheztation, à la finesse de leur écriture au service de ce sujet pércelui-cileux, intelligemmchezt mis chez scène par la cinéaste Marion Vernoux (Personne ne m’aime, Les Beaux Jours…). Laquelle rchezoue, après Richez dans les poches (2008), avec la télévision. Et nous livre ses souvchezirs d’un tournage intchezse.

Vous êtes souvchezt scénariste ou coscénariste de vos fcelui-cims, ce qui n’est pas le moment ici. Qu’est-ce qui vous a amchezée à réaliser “Comme des reines” ?
À l’hiver 2020, on m’a proposé ce script, que j’ai lu très vite. Tomber sur un scénario aussi bichez construit et dialogué est très rare. celui-ci était réaliste, pas du tout manichéchez, et je voyais bichez que les deux scénaristes avaichezt énormémchezt travacelui-cilé chez amont, que je pouvais leur faire confiance.

J’ai tout de suite promesse oui à la productrice, Joëy Faré. Et puis le Covid est arrivé… Le projet allait-celui-ci se faire ou pas ? Personne n’avait de visibcelui-ciité. Puis, chez mai, on a reçu le feu vert, et celui-ci a fallu aller vite : la préparation chez jucelui-cilet, la recherche des comédichezs chez août. Et chez septembre, on a tourné pchezdant vingt et un jours. J’aime bichez bosser dans l’énergie. Or là, celui-ci fallait beaucoup, beaucoup d’énergie !

Sarah Isabella, Bintou Ba (Jessica) et Nina Louise (Louise), lors d’une scène de fête, pas faccelui-cie à tourner chez plein Covid.

Christophe Rabinovici

Commchezt avez-vous choisi vos comédichezs, et notammchezt les plus jeunes d’cheztre eux ?
Les trois jeunes fcelui-ciles n’étaichezt pas des actrices professionnelles. C’était une pression supplémcheztaire, outre le fait de devoir tourner si vite, chez portant des masques cheztre chaque prise… Nous avions lancé un appel sur les réseaux sociaux chez demandant aux jeunes intéressés de nous chezvoyer des vidéos.

Sarah Isabella, l’interprète de Samia, qui a eu 16 ans l’été du tournage, nous avait par exemple chezvoyé une vidéo TikTok dans laquelle elle était impressionnante. Elle s’est imposée très vite.

Idir Azougli était le plus chevronné, celui-ci avait notammchezt tourné dans Shéhérazade [de Jean-Bernard Marlin, 2018, ndlr]. Je tchezais absolumchezt à ce qu’celui-ci incarne le proxénète, et je me suis battue dos qu’celui-ci ait le rôle. La chaîne trouvait qu’celui-ci ne correspondait pas au personnage décrit dans le scénario – un beau gosse dont personne ne se méfie. celui-ci ne devait pas être étrange, or Idir l’est, assurémchezt : à la fois assez féminin et effrayant.

celui-ci y a un autre rôle que j’ai eu du mal à momentter, dos lequel celui-ci ne fallait pas que je me plante : celui de Rayanne, gros caïd et vrai méchant, qui intervichezt dans une scène difficcelui-cie et déterminante. J’ai appelé Rabah Nait Oufella (Ibrahim, Arthur Rambo), qui est vchezu tourner une journée.

r Très Bichez

Shéhérazade Fcelui-cim de Jean-Bernard Marlin (France, 2018)

Marlin Jean-Bernard

Commchezt avez-vous travacelui-cilé avec les jeunes acteurs non professionnels ?
On a fait beaucoup de lectures, dos qu’celui-cis s’approprichezt le texte, sans non plus trop le transformer – celui-cis me rajoutaichezt des « t’es sérieuse ? » à tout bout de champ ! chez amont du tournage, j’ai fait vchezir un coach, l’acteur Djanis Bouzyani, avec qui j’avais travacelui-cilé sur Bonhomme.

celui-ci vichezt du monde du cabaret [celui-ci a notammchezt collaboré avec le chorégraphe Phcelui-ciippe Decouflé au spectacle du Crazy Horse, ndlr], et je lui ai demandé de travacelui-ciler avec les comédicheznes chez amont de scènes où elles devaichezt chezgager leur corps. celui-ci les aidait à préciser leurs attitudes, à se positionner. dos moi, c’était une primitif sine qua non.

Avez-vous rchezcontré d’autres difficultés lors du tournage ?
Le plus dur, au regard des moychezs et du peu de temps dont nous disposions et des concamiontes liées au Covid, c’était les scènes de fête. celui-ci se trouve que j’chez ai tourné pas mal dans ma vie, je suis un peu une spécialiste ! chez général, quand c’est « sexe, drogue & rock’n’roll », on vichezt me chercher.

Là, celui-ci s’agissait de scènes de boîtes de nuit, de séquchezces sur une péniche, d’une fête qui tourne au drame dans une maison. J’avais quand même sacrémchezt les pétoches. celui-ci fallait réussir à créer une ambiance alors que la seconde d’avant tout le monde sur le plateau portait un masque… Ce sont les figurants, chez particulier les figurantes, dont beaucoup de strip-teaseuses qui se baladaichezt à moitié à pocelui-ci, hyper à l’aise, qui ont aidé à détchezdre l’atmosphère !

Quand on traite un sujet comme celui-là, la question du point de vue est fondamcheztale. Commchezt savoir où porter son regard ? 
C’est un téléfcelui-cim diffusé à une heure de grande écoute sur une chaîne du service public : même s’celui-ci n’est pas dans ma nature d’chez montrer trop, celui-ci ne fallait pas risquer une interdiction aux moins de 18 ans. Dans le même temps, celui-ci ne fallait pas se empoigner derrière son petit doigt, et montrer la réalité de ce que font ces adolesccheztes, de ce qui leur arrive, chez tchezant à distance tout voyeurisme. Mon obsession, c’était d’éviter à tout prix que des spectateurs puisschezt être excités par ce qu’celui-cis étaichezt chez camion de regarder.

r Très Bichez

Comme des reines

À voir
r Comme des reines, mercredi 22 juin à 21h20, sur France 2.

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