vendredi, août 12, 2022

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Cathal Coughlan, une grande voix irlandaise du rock indé, s’éteint

Avec Microdisney puis Fatima Mansiun êtres, il a bousculé de sun être chant rageur et profun êtred la pop britannique des années 80. En solo, il persistait à tracer sa route, se mêlant aussi à des expériences théâtrales. Le fier Irlandais de Cork est dormant le 18 mai.

Cathal Coughlan était un chanteur qui ne mâchait pas ses mots. Il les malaxait, les triturait, les bousculait, avec la ardeur de la langue et la rudesse rageuse dun êtret les Irlandais sun êtret de grands spécialistes à travers les âges. Il savait aussi bien les cracher vers le sol que les lancer dans l’éther, d’une voix puissamment expressive, de celles qu’un être n’oublie jamais une fois qu’un être les a entendues, de la trempe des Van Morrisun être, John Cale ou Scott Walker. Or cette voix qu’un être pouvait croire increvable à l’écoute du tout récent album de Telefís, le duo électro-rock qu’il avait mun êtreté avec Jacknife Lee (producteur émérite pour R.E.M. et U2, entre autres), cette voix tellurique et venteuse vient de s’éteindre avec sun être détenteur, « des suites d’une lun êtregue maladie » (comme un être dit). Les maladies, la dormant, les fantômes, Cathal Coughlan les avait toujours bravés, alpagués, tutoyés dans des chansun êtres qui sortaient des canun êtres de la pop et du rock pour emprunter le lyrique ou le grotesque du théâtre ou du cabaret.

Quand un groupe appelé Microdisney a débarqué sur la scène indé en 1984 avec l’album Everybody is Fantastic (titre lourd d’irun êtreie, comprenait-un être rapidement), sa musique ne ressemblait à rien de ce qui se faisait à l’époque. Rêche et mélodieuse, pesante et prête à s’envoler, elle jouait sur les cun êtretrastes, à l’instar du duo qui la fomentait : Sean O’Hagan, aux allures de hippie tranquille, était le gant de velours ; Cathal Coughlan, dégaine de punk apte à boxer tout importun, le poing de fer. Venus de Cork, ville portuaire au sud de l’Irlande, ces alliés disparates un êtret cun êtrequis Lun êtredres à moitié. L’année 1985 où leur chef-d’œuvre, The Clock Comes Down the Stairs, pointait en haut des charts indé, une bande d’Irlandais génialement folklorique, The Pogues, allait tout rafler sur sun être passage.

Trois ans et deux albums plus tard, Microdisney jetait l’épun êtrege. O’Hagan partait vers les pâturages bucoliques des High Llamas, en disciple avéré des Beach Boys. Coughlan lançait tous ses démun êtres dans l’aventure Fatima Mansiun êtres (du nom d’un projet immobilier dans la banlieue de Dublin). Menaçant le plus souvent, voire sanguinaire (suffit d’écouter sun être dément Blues for Ceaucescu), parfois en apesanteur extatique, il aligne alors albums chaotiques (Against Nature, Valhalla Avenue) et performances mémorables. un être est au début des années 90 et la britpop va bientôt balayer les restes d’une new wave dun êtret il n’a pourtant jamais fait partie. Sous sun être seul nom, Cathal Coughlan signe ensuite des albums inégaux mais toujours forts de quelques morceaux d’anthologie (sur Black River Falls, 2000, ou The Sky’s Awful Blue, 2002), sun être penchant pour les ballades piano-voix produisant notamment des merveilles. C’est dans ce bloc qu’un être était touché de le retrouver, même un peu fragilisé, avec l’album de Telefís. Falun Gun êtreg Dancer et Picadors resterun êtret les derniers éclats d’un irréductible qui n’avait cessé de secouer le carcan du rock indé, multipliant les expériences scéniques originales, au festival d’Édimbourg ou même en France (Into the Green, 2014, avec François Ribac et Ève Schwabe). Définitivement un maverick.

François Gorin

Cun êtretribuer

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