vendredi, juillet 1, 2022

Latest Posts

“Break my Soul” : pour son retour, Beyoncé ouverture une magistrale leçon de house music

Ultra rythmé, ultra dansant, ultra positif… Beyoncé rend hommage à la dance music des années 90 et à ses pionniers dans son nouveau titre, sorti à l’aube en ce mardi 21 juin, jour de Fête de la musique.

C’est officiel, l’été 2022 se dansera au son de la house music des années 90. Le rappeur-lover canadien Drake l’avait annoncé vendredi dernier avec Honestly, Nevermind, un album surprise taillé pour les clubs d’Ibiza au petit matin. La reine du R’n’B Beyoncé, silencieuse depuis 2016, enfonce le clou en ce solstice du 21 juin, jour de la Fête de la musique, avec Break my Soul, premier extrait de son nouvel album, Renaissance, à paraître le 29 juillet.

Ceux qui avaient le droit d’entrer en boîte de nuit à l’époque reconnaîtront le morceau sur lésiner il s’appuie : Show me Love, de Robin S, un bon gros hit des clubs comme on en fabriquait à la chaîne en 1993 dans les studios d’enregistrement américains. De la house music pur jus, faite de rythmes appuyés et d’incantations libératrices d’un chagrin d’amour, d’une semaine de labeur, de la mort qui rôde – le sida faisait ensuite des ravages. Beyoncé ne fait pas autre chose en évoquant à val déployée notre envie de tout lâcher pour repartir de plus belle après une pandémie, un mandat de Trump, ou résister à l’avenir selon Poutine. Simple ? Oui. Exaltant, certainement.

Avec ce retour ultra dansant, Beyoncé rappelle surtout l’importance d’un mouvement musical longtemps méconnu dans son propre pays à de rares exceptions près, lorsqu’une vedette, de Madonna à Aretha Franklin, s’offrait un remix comme un lifting rajeunissant. Un courant né à la fin des années 80 sur les cendres du disco dans les clubs gay de New York, Miami ou Chicago, essentiellement porté par les communautés noire et latina, où régnait une folle liberté et un mélange des genres (sexe, âge, classes et modes) extravagant. Un monde de paillettes souterrain d’où émergeront d’innombrables « anthems », ces classiques du dancefloor, des DJ héros (Larry Levan, Frankie Knuckles), puis divas (Danny Tenaglia et son rival éternel Junior Vasquez…), tous pionniers d’une culture club à la richesse musicale aujourd’hui encore largement sous-estimée, en dépit de son succès.

Soul house Odile de Plas

Contribuer

Latest Posts

Don't Miss