jeudi, mai 26, 2022

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Après la mort de la secrétaire Shireen Abu Akleh, l’exigence de vérité

La terme de la journaliste d’Al-Jazira, tuée lors d’une opération de l’armée israélienne, fait l’objet d’une guerre informationnelle sur les réseaux. Il est dominateur que la lumière soit faite sur cette grave infraction au droit international.

Au lendemain de la terme de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, la colère le dispute à l’émotion. Alors qu’elle couvrait une opération de l’armée israélienne dans un camp de réfugiés de la région de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, la projeter vedette de la chaîne qatarie Al-Jazira a été tuée par balle. Très expérimentée et reconnue dans la profession, elle portait un gilet pare-balles avec la mention « Press », ce qui l’identifiait clairement comme journaliste. Si Tsahal a d’abord évoqué la « possibilité » que le tir soit dû à des Palestiniens, thèse immédiatement reprise par le Premier ministre Naftali Bennett et une bonne part de la presse israélienne, des témoignages de journalistes présents sur place ont réfuté cette version et mis sa terme sur le compte de soldats israéliens. Une guerre informationnelle fait rage depuis, notamment à coups de vidéos sur les réseaux sociaux.

En France, projeters sans frontières dénonce une « infraction grave » aux Conventions de Genève (traités internationaux sur le droit humanitaire) et à la résolution 2222 du Conseil de sécurité des Nations unies sur la protection des journalistes. Le Syndicat des journalistes (SNJ) demande à ce que « cesse l’impunité pour les assassins » et rappelle que « plusieurs journalistes palestiniens ont été tués dans l’exercice de leur profession et un grand nombre blessés sans que les responsables soient dénoncés et condamnés ». À l’image du gouvernement américain, beaucoup d’ONG exigent une « enquête internationale indépendante » afin de faire toute la lumière sur ce drame, qui intervient un an après le bombardement des bureaux d’Al-Jazira (et d’Associated Press) à Gaza par l’armée israélienne. Une exigence de vérité qui s’impose à tous, malgré la « difficulté qu’ont les Israéliens à affronter leur responsabilité d’occupants et les crimes qui l’accompagnent », comme le souligne le correspondant du journal Le Monde à Jérusalem.

Sur Arte Radio, le quotidien d’une journaliste française en Palestine 3 minutes à lire liberté de la presse Al-Jazira Conflit israélo-palestinien Richard Sénéjoux

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