samedi, août 13, 2022

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À Bourges, le printemps des retrouvailles

L‘HUMEUR DU JOUR – Après les très longues restrictions sanitaires, le Festival comble toutes les attentes : allégresse du public, générosité des artistes et ferveur de tous. Un rendez-vous heureux qui dure jusqu’au 27 juin.

Qu’il fait bon se dandiner devant les dandys de Feu! Chatterton, incandescents sur la scène du palais d’Auron, mercredi au Printemps de Bourges. Qu’il fait bon reprendre en chœur les refrains drôles et cinglants des Rita Mitsouko, chantés par une grande Catherine Ringer, entourée de sa famille musicienne. Qu’il faisait bon, la veille déjà, entendre en deuxième rappel après une heure et demie d’un concert de rock aussi réconfortant que nerveux, des « Jean-Louis » hurlés par les fans grisonnant(e)s de l’ex-leader de Téléphone. Cela peut paraître idiot à écrire, naïf à constater, mais on n’avait pas imaginé que les retrouvailles avec les artistes auraient ce goût si puissant de première fois. Qu’elles seraient à ce point portées par une telle ferveur côté scène, comme côté salle.

Elle tient à d’infimes détails, des paroles improvisées : Jean-Louis Aubert troquant son Plâtre et ciment par un Déconfinement joyeux en ouverture, Feu! Chatterton riant de la timidité du public ne sachant s’il avait ou non le droit de se tenir debout – « en même temps ça fait deux ans qu’on est assis non ? » –, pour finir par descendre le saluer dans la fosse. Catherine Ringer enfin, prenant le temps d’expliquer à un spectateur circonspect l’intérêt de changer de guitare à chaque chanson et disant ainsi le plaisir de jouer.

Des chansons résonnantes d’actualité

Elle tient aussi à cet optimisme forcené, cette solidarité qui se dégage de toutes les paroles de leurs chansons, quand la peur s’invite chaque jour dans l’actualité, souvent par opportunisme, par facilité, par intérêt. Ce « Bien sûr mon amour, on va traverser, mais tu trembles il me semble, je vais nager » de Jean Louis Aubert qui filerait presque la larme à l’œil, « ces fleurs couchées sur la fange » déclamées par Chatterton, ces histoires qui finissent mal en général, « mais pas toujours » rappelle, malicieuse, Catherine Ringer au moment de refermer sa chanson. Plus encore que la musique, c’est bien cet espoir transmis et partagé qui nous a tant manqué.

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