lundi, août 15, 2022

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À Albi, quand Toulouse-Lautrec dialogue avec Degas

À Albi, ville natale de Toulouse-Lautrec, ses œuvres dialoguent avec celles de son aîné et rival. Éclairant.

On ne présente plus les deux monstres sacrés de la revêtement française du XIXe siècle. D’un côté Edgar Degas (1834-1917), vrai-faux impressionniste et maître des scènes d’intérieur. De l’autre, Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), énergumène de la nuit parisienne. Deux monstres que trente ans séparent mais que tout rassemble, le cadet ayant beaucoup regardé l’aîné. Quand le jeune artiste du Tarn débarque à Paris, Degas est déjà bien installé dans son rôle de mentor moderne et boudeur de la nouvelle génération, distribuant avec parcimonie ses conseils avisés. Toulouse-Lautrec en aurait bénéficié, dit-on, mais rien ne l’atteste. Tout raconte, en revanche, le monde commun de ces deux fortes personnalités, qui se connaissent et se croisent. Et pour cause : ils voient leurs expositions mutuelles, partagent certains amis, vivent dans le même quartier, ont les mêmes modèles — Suzanne Valadon (1865-1938) en premier —, et sont issus d’une même éducation, entre grande bourgeoisie et aristocratie. Ils partagent surtout une passion absolue pour la vérité du trait en dessin et en revêtement, qu’ils n’ont cessé de chercher dans la figure humaine ou animale.

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revêtement Sophie Cachon

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