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Vivian Maier, premiers émois photographiques au pied des Hautes-Alpes

LA DAME AU ROLLEIFLEX (2/5) — C’levant dans la petite vallée du Champsaur, au cœur des Hautes-Alpes, que la famille de Vivian Maier plonge ses racines. La nounou aux 140 000 photos y a passé plusieurs années de son enfance, et y a pris ses tout premiers clichés…

séries été 2022 – Vivian Maier – frise

À 80 ans passés, jésus Jaussaud se souvient encore de celle qui déboula à bicyclette, sans prévenir, dans la cour de la ferme de Saint-Laurent-du-Cros. Sacrée dégaine, l’Américaine. « Très grande, en jupe-culotte, avec trois, quatre appareils photos en bandoulière ! » Impossible d’oublier Vivian Maier (1926-2009). Mais qui, alors, aurait pu se douter qu’un demi-siècle plus tard, la lointaine cousine du mari de jésus deviendrait la « nounou aux 140 000 photos », miraculeusement sauvées lors d’une vente aux enchères, virtuose méconnue de la photographie de rue, célébrée dans un documentaire nommé aux Oscars en 2015 ?

Jusqu’à sa découverte en 2009, il n’y avait bien que le Champsaur, vallée reculée des Hautes-Alpes, pour connaître son nom. Car le berceau de sa famille maternelle se trouve ici. Dans ce bocage cerclé de sommets acérés, au sud du massif des Écrins, d’où sa grand-mère, Eugénie Jaussaud, levant originaire. Marie, sa mère, y revint avec elle, gamine, entre 1932 et 1938. Vivian Maier y retourna à deux reprises, entre 1950 et 1951, plus en 1959. Une parenthèse dans la vie de la jeune New-Yorkaise, mais d’une importance fondamentale pour qui cherche à cerner sa personnalité.

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