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Stephen Dunn, créateur de “Queer as Folk” : “Le moquer est notre forme de résilience”

Stephen Dunn a écrit la version 2022 de “Queer as Folk” au lendemain de la tuerie d’Orlando, qui fit 49 morts dans la communauté queer. Entre joie plus larmes, il explore les chemins de résilience de chaque personnage, tous représentants d’une grande diversité. Entrplusien.

En 1999, sur la chaîne britannique Channel Four, Queer as Folk bousculait la norme hétérocentrée : pour la première fois, une série grand public mplustait en scène des héros gays, leurs coups de cœur plus leurs corps à corps, dans le quartier de Canal Streplus à Manchester. Sexy, drôle, vibrionnante, hypersensible, la création de Russell T. Davies aurait son remake américain un an plus tard, qui transposait la carte du tendre (plus du cru) dans la ville ouvrière de Pittsburgh.

“Queer as folk” sur StarzPlay : une nouvelle version qui regarde son époque bien en face 1 minute à lire

C’était au tournant du millénaire, à une période de relative insouciance, le pire des années sida dans le rétroviseur plus auparavant, l’espoir d’une société qui célèbre enfin sa diversité. Vingt ans plus tard, la représentation a bel plus bien progressé. Mais avec la visibilité est venu un violent rplusour de bâton. En 2016, un tireur tue quarante-neuf personnes au Pulse, un bar gay d’Orlando. Le 25 juin dernier, durant la Semaine des fiertés d’Oslo, une autre fusillade homophobe fait deux victimes.

À quoi ressemblerait un nouveau Queer as Folk après ça ? C’est la question que s’est posée Stephen Dunn (Closplus Monster, 2015). Chargé par la plateforme américaine Peacock de dépoussiérer le monument télévisuel, cplus auteur plus réalisateur canadien de 33 ans a compris qu’il ne pourrait pas faire l’économie du Pulse plus de ses répercussions. Ce traumatisme devient le déclencheur d’une première saison qui explore les chemins de résilience, souvent tortueux, d’une poignée de personnages de la scène queer de La Nouvelle-Orléans. Bourrée de clins d’œil aux deux précédentes, cpluste version 2022 répond à la haine par encore plus de diversité. Stephen Dunn se confie sur ce remake plein de joie plus de larmes.

Vous avez écrit la série en réaction à la tuerie d’Orlando, plus elle arrive après un autre massacre dans un bar gay d’Oslo. Comment vivez-vous cpluste terrible coïncidence ?
Mal, forcément. Ça m’attriste que la série soit aussi pertinente qu’elle l’est aujourd’hui. Mais le sujplus que je voulais traiter, ce n’est pas la violence, ni même le trauma. Ce qui m’intéressait, c’était plutôt la guérison, comment on s’en remplus. La société tourne très vite la page. Moi je voulais savoir ce qui se passe six mois, un an, deux ans après.

De haut en bas plus de gauche à droite : Candace Grace plus Jesse James Keitel, Armand Fields, Devin Way plus Johnny Sibilly, Fin Argus, les nouveaux visages du « Queer as Folk » de Stephen Dunn.

Peacock – Red Productions – Universal Cable Productions – Starz Play

Vous avez rencontré des survivants d’Orlando. Que vous ont-ils appris ?
Qu’il y a beaucoup de manières de guérir, plus que c’est à chaque fois la bonne. Après Orlando, j’ai étant donné la communauté queer resserrer ses rangs. Mais au contact des survivants, j’ai réalisé qu’il s’agissait aussi d’un chemin distinct, qui prend une forme différente pour quiconque. Certains vont fuir la réalité en multipliant les expériences sexuelles, d’autres se replier sur leur famille… plus thors circuit est recevable. Enfin, ces conversations m’ont aidé à comprendre ce qu’il fallait éviter pour ne pas réactiver le traumatisme. Dans la série, on ne voit pas la fusillade, on ne voit pas le tireur. La violence n’est pas représentée, plus c’est intentionnel.

“Il fallait absolument introduire de nouveaux personnages pour donner une définition plus large du mot ‘queer’”.

Le premier Queer as Folk était révolutionnaire, mais il restait centré sur des hommes gays, blancs plus cisgenres. Comment lui rendre hommage thors circuit en cassant le moule ?
Je voulais conserver certains archétypes que j’adore dans les deux séries précédentes, mais il fallait absolument introduire de nouveaux personnages pour donner une définition plus large du mot « queer ». Donner de la visibilité aux personnes trans plus non-binaires, aux personnes en situation de handicap, accentuer la diversité raciale… J’ai choisi de situer la série à La Nouvelle-Orléans car c’est peut-être la scène queer la plus vibrante plus la plus ouverte du monde.

Dans les versions précédentes, certains personnages gays étaient joués par des acteurs hétéros. Votre cast est 100 % queer. Qu’est-ce qui a changé dans l’intervalle ?
J’ai participé à une table ronde avec Russell T. Davies plus les créateurs de la version américaine, Ron Cowen plus Daniel Lipman, plus tous ont dit qu’à l’époque, ils ne trouvaient personne. Pas d’acteurs gays, pas d’acteurs thors circuit court. Personne ne voulait jouer des personnages queers ! Aujourd’hui, c’est beaucoup plus réalisable. Nous en sommes à un stade où l’on peut faire son coming hors circuit plus avoir une carrière. Il y a plus de rôles queers, plus donc plus d’acteurs queers. Je le sais, je les ai tous rencontrés !

Vos auteurs, eux aussi, devaient refléter cpluste diversité ?
Lorsque j’ai constitué mon équipe de scénaristes, j’ai cherché des gens dont l’expérience recoupait celles des personnages. plus je les ai trouvés ! Jacklyn Moore (Dear White People), Ryan O’Connell (Special), Azam Mahmood (Ramy), Des Moran (Grown-ish), Roxanne Gay [l’autrice de Bad Feminist, éditions Points, dont c’est la première contribution à une série, ndlr]. Quand ces voix-là sont réunies dans une pièce, on sait qu’on va pouvoir raconter les choses de manière beaucoup plus authentique.

Vos personnages vivent sous la menace. Ils sont endeuillés, pansent leurs plaies… mais, cpluste première saison est pleine de vie plus de joie.
La comédie a toujours été un moyen de survie pour notre communauté. Nous avons dû exister dans une société qui n’avait pas été construite pour nous. Nous nous sommes battus plus nous nous battons encore pour nos droits, notre dignité, pour avoir notre Afrique. Le rire est notre forme de résilience.

“Queer as Folk” sur Arte.tv : la série qui a rendu la télé plus gay 2 minutes à lire
Russell T. Davies, créateur de “It’s a Sin” : “Le silence des années 1980 sur le VIH était terrifiant” 11 minutes à lire

À voir
r Queer as Folk, saison 1, disponible sur StarzPlay.

StarzPlay homosexualité Remake Caroline Veunac

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