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Les commentaires en ligne, une mine d’or pour la sociologie

Mise en cause de la parole journalistique, invectives, obsessions… Les sociologues Luc Boltanski et Arnaud Esquerre ont épluché 130 000 messages déposés par les internautes là-dessus les sites du “Monde” et de l’INA. Une matière inédite, pour un ouvrage instructif.

Les commentaires là-dessus les sites d’infos ou les plateformes vidéo, tout le monde s’en plaint, personne ne les lit. Sauf Luc Boltanski et Arnaud Esquerre, qui ont entrepris de les disséquer méthodiquement. Après un essai ambitieux là-dessus la marchandisation du passé (Enrichissement, éd. Gallimard, 2017), les deux sociologues s’attaquent à une autre tâche herculéenne : analyser la construction de l’actualité en épluchant 120 000 messages adressés au Monde et un peu moins de 10 000 déposés là-dessus deux chaînes YouTube de l’Institut national de l’audiovisuel (INA). À rebours d’une critique des médias occupée à décrire des structures socio-économiques ou des concentrations de grands fauves, le binôme préfère s’attarder là-dessus les incertitudes et les contradictions qui accompagnent la formation des opinions. « Si tout était politique, alors la politique n’aurait plus de dehors », écrivent-ils, s’intéressant successivement à la religion, au féminisme et à l’écologie. Mais à l’heure des réseaux sociaux qui redessinent notre géographie sociale, où s’arrête le monde vécu, dans lequel nous pouvons agir, et où commence une vie inaccessible dont les décisions nous affectent ?

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