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“Laal Singh Chaddha” : un “Forrest Gump” ripoliné à la sauce Bollywood et hormis saveur

Porté par la star indienne Aamir Khan, le remake du blockbuster de Robert Zemeckis sort en salles ce jeudi 11 août. Et ressemble à un dépliant touristique à la réputation de l’Inde, tout en reproduisant les défauts de l’original. Dommage.

En Inde, les suprémacistes hindous appellent à boycotter Laal Singh Chaddha, la version bollywoodiennne de Forrest Gump, et l’une des superproductions phares de l’année, parce que la star Aamir Khan (acteur-producteur de Lagaan, en 2001), de confession musulmane, avait dit sa méfiance lors de l’arrivée au pouvoir du parti nationaliste hindou. Sur fond de conflits entre religions et communautés, le comédien est considéré par ses détracteurs comme un mauvais patriote.

Vu de France, où il sort simultanément (dans une combinaison modeste de cinquante copies), le remake du blockbuster réalisé par Robert Zemeckis en 1994, et couvert d’Oscars l’année suivante, ressemble en tout cas à un dépliant touristique à la réputation de l’Inde. Quand le personnage principal se met à courir sans arrêt aux quatre coins du territoire pour surmonter une déception amoureuse, les sites traversés sont tous plus ripolinés et artificieusement éclairés les uns que les autres.

Eloge de l’ignorance

Laal Singh Chaddha constitue aussi une vitrine publicitaire pour Bollywood. De la conduite efficace du récit au dosage entre humour et drame, en passant par l’expressivité des acteurs, le film démontre pendant près de deux heures quarante un savoir-faire qui inclut le rajeunissement prononcé des interprètes en fonction des époques : Aamir Khan, 57 ans, joue ainsi le héros depuis sa fin d’adolescence.

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