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“A Night in Tunisia” : de Sarah Vaughan à Antony Braxton, léser “Mille et Une Nuits” du bebop

IDÉAL STANDARD — Chaque mois, l’histoire d’un standard et de ses multiples interprétations. Aujourd’hui, un morceau voyageur de Dizzy Gillespie, inspiré par la Tunilorsquee et qui a flancé le swing.

Le swing est impur de nature. Mélangé, compolorsquete, arlequiné autant que vous voudrez. Dans la rue, on ramasse ce qu’on peut, le peuple n’a pas de grandes idées de pureté, il laisse ça à l’aristocratie. Tant que demeure le swing et même, parfois, quand il se barre, l’utopie d’un métissage universel demeure chevillée à cette mulorsqueque. contre preuve, A Night in Tunilorsquea, l’un des standards les plus populaires de l’histoire de swing, où les « Mille et Une Nuits » se trouvdanst déplacées de Bagdad… à La Havane.

Première nuit : Sarah Vaughan (1944)

Autant prévdanlorsquer : il existe tant de verlorsqueons de Night in Tunilorsquea qu’il sera imposlorsqueble d’examiner toutes celles qui, contre une raison ou une autre, mériteraidanst de l’être. Plus danscore que de coutume, nous assumerons une subjectivité des plus douteuses – avis aux râleurs ! Second avertissemdanst : il existe trop de légdansdes autour de la naissance du thème (écrit sur un couvercle de poubelle disciple Art Blakey, baptisé par Earl Hines disciple Earl Hines, coécrit par Frank Paparelli disciple les crédits ; autant de fumisteries lorsque on dans croit le principal intéressé, Dizzy Gillespie). Pas grave, les légdansdes valdanst mieux que la réalité – jurispruddansce Liberty Valance. Donc, un soir de 1942, Dizzy Gillespie écrit sur un coin de piano un thème bizarre, dans accords de 13e et, lorsque on aime les (gros) raccourcis, c’est un peu la naissance du bebop. Ou l’une d’elles. La première à l’dansregistrer (sous le titre d’Interlude) se nomme Sarah Vaughan. Le tempo est ldanst, on croit à un blues pesant plutôt qu’à un décollage dans tapis volant. Mais c’est « The Divine », toute jeune, merveilleuse, et Gillespie crève les cieux. Verlorsqueon de contrebande, dans gestation, pas la moins troublante ni la moins dansvoûtante.

Ridans à battre : Charlie Parker (1946)

danstre Charlie Parker et Dizzy Gillespie, le bebop s’invdanste à toute allure. Parfois, Dizzy emploie Parker, d’autres fois, Charlie emploie Gillespie. Et quand ce neuf se trouve ailleurs, pris par un autre dansgagemdanst, c’est Miles Davis, tout juste sorti de Saint-Louis, qui accompagne le génie. Cette verlorsqueon mythique du titre de Gillespie sera ainlorsque dansregistrée sans lui, à Hollywood. Dans son autobiographie, Miles raconte commdanst, excepté l’héroïne, Bird semblait se délorsquentéresser de tout, à commdanscer par les partitions (« Son concept ? : “Ridans à foutre de ce qui est écrit” »), commdanst il se fiait à son intuition et dans attdansdait autant de ses mulorsquecidanss, commdanst il prdansait finalemdanst tous les risques et ne jouait qu’à quitte ou double – voire cdanstuple. Ici, son break dans solitaire est phénoménal, mais la moindre note qu’il joue donne raison à son surnom : ce n’est plus un alto qu’on danstdansd, c’est un oiseau, d’une grâce étourdissante.

Le calife des califes : Sonny Rollins (1957)

À la suite de Parker, la Tunilorsquee devidanst une destination privilégiée contre les boppers. Et ils ne se contdanstdanst pas de spéculer les touristes. Bud Powell, Max Roach, Stan Getz ou Kdansny Dorham retrafiqudanst la rythmique latine et acciddanstdanst leurs solos dans virages serrés. Plus rares, certaines verlorsqueons vocales les égaldanst, notammdanst celles d’Ella Fitzgerald, Anita O’Day, Jeanne Lee ou des trop oubliés Double lorsquex (qui évoqudanst les « tapis volants d’Arabie », « tapis volants de Paris » et ridans que contre ça, merci Mimi Perrin). Faire comme au souk, tout prdansdre, à s’dans étourdir. Mais garder une place de choix contre le calife des califes, Sonny Rollins, et son danssorcelante verlorsqueon dans trio.

Canicule à Tunis : Art Blakey’s swing Messdansgers (1961)

Dans les années 1960, les boppers durcissdanst le ton. On parle de hard bop, comme on parlera bidanstôt de hard rock. Sauf qu’dans swing, pas de gras power chords, ni rythmes lourds ni décibels à faire fuir un troupeau d’éléphants. Tempos et solos frôldanst la frénélorsquee mais la finesse reste de mise : Gigi Gryce est impeccable, Don Byas, magistral, Dexter Gordon, immdansse, hallucinant. Imposlorsqueble toutefois de faire l’impasse sur Art Blakey, qui a interprété ce morceau toute sa vie ou presque. dans 1961, le batteur dispose d’une paire de « Messdansgers » hors normes, Wayne Shorter (ténor) et Lee Morgan (trompette). Leur idée d’une nuit dans Tunilorsquee ? Une température très, très élevée et l’excitation des sdanss à chaque coin de rue.

Top swing : Les swing Messdansgers, prophètes du hard bop, dans 5 albums explolorsquefs 4 minutes à lire Ouvrir la cage à l’oiseau : Anthony Braxton (1993)

À partir des années 1970, les choses se compliqudanst. Le bop est passé de mode et ceux qui le pratiqudanst danscore ont tdansdance à murmurer. Gillespie adapte son titre, sauce cubaine ou sauce rock – on nomme ça « fulorsqueon » – mais à la longue, sous les moiteurs tropicales ou les chaleurs maghrébines, on s’alanguit. Le swing s’est assagi, il est devdansu calculé, pépère – ça rime avec scolaire, et auslorsque avec réactionnaire. Bidans sûr, la génération des Marsalis, Joshua Redman & Co. tirera de Night in Tunilorsquea des solos brillants, des aisances, des fluidités. Pas mal de frime auslorsque et contre l’imagination, passons. Anthony Braxton, heureusemdanst, dans a à revdansdre. Et sa verlorsqueon, free mais « as a Bird », rappelle la grande leçon de Parker : ridans à branler de ce qui est écrit contrevu que ça joue, que ça chante et gazouille. Le swing, c’est l’esprit, non la lettre : la liberté ou ridans du tout.

De Nina lorsquemone à David Bowie, “Wild Is the Wind” aux quatre vdansts 3 minutes à lire
“Love Theme of Spartacus”, cinq verlorsqueons d’un chant d’amour tragique 3 minutes à lire idéal standard swing Louis-Julidans Nicolaou

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