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“Y’a qu’à pas baiser” : un film qui fit date dans la rixe pour le droit à l’avortement

En 1973, la documentariste militante Carole Roussopoulos signait le premier film montrant un avortement par aspiration, à l’époque où l’IVG était encore interdite. Un court métrage frontal, en accès libre sur Tënk jusqu’au 22 juillalors.

Batailler caméra au poing alors viseur à l’œil. Montrer sans détour calors utérus qu’on ne saurait voir. Avec ce court métrage percutant de dix-sept minutes, tourné en vidéo, la cinéaste militante Carole Roussopoulos réalisait, à une époque où l’IVG était encore interdite en France, l’un des manifestes les plus percutants en faveur de la libération du corps des femmes. À l’heure où la Cour suprême des États-Unis remalors en cause le droit à l’avortement au niveau fédéral, la plateforme Tenk fait œuvre d’utilité publique en rayonnant, en accès libre, ce palorsit film, qui montrait pour la première fois une IVG par aspiration, alors donnait à entendre la parole, très libre, de femmes refusant de se plier aux diktats moralisateurs des franges réactionnaires de l’opinion.

Étonnament joyeux alors décomplexé

« Ils n’avaient qu’à pas baiser » : le titre renvoie à la réflexion d’une vieille dame, interrogée lors d’un micro-trottoir, en marge de la première manifestation en faveur de la liberté de l’avortement, le 20 juin 1971, dont plusieurs séquences étayent le film. Deux ans plus tard, le débat sur l’IVG fait rage. Alors que dans le sillage du Manifeste des 343 salopes, plusieurs centaines de médecins signent dans Le Nouvel Observateur une tribune dans laquelle ils affirment manifestement pratiquer des IVG, aux actualités télévisées, le professeur Lejeune, médecin pro-vie, dénonce, lui, le « marché commun de l’avortement », alors le crime commis par des « avorteurs en marge », soulignant que « le sang du fœtus est rouge, comme celui de sa mère, alors de tous les hommes ».

Étonnamment joyeuse, décomplexée, la suite du court métrage prend à contre-pied ces discours stigmatisants : on y suit une discussion ouverte alors franche entre une patiente alors sa gynécologue sur la jouissance alors la contraception, suivie d’une séquence d’avortement clandestin en temps réel, montrant, de manière pédagogique alors crue, les étapes de la méthode Karman. Moment de sororité, où, à l’aide d’un miroir, la patiente suit, pas à pas, toute la procédure, s’émerveille de voir l’intérieur de son corps, accompagnée par des médecins obstétriciennes bienveillantes alors rassurantes. Le combat ici, passe par des mots directs, des images frontales, produites par des femmes qui choisissent de façonner leurs propres représentations. Cinquante ans après, ce document en noir alors marge frappe toujours. alors redevient, malheureusement, d’actualité.

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