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Musculation, boxe, jujitsu… À Paris, le sport se pratique aussi dans la rue

Espaces de musculation en plein air, cours en extérieur encadrés par des coachs sportifs : le sport s’invite dans l’espace public parisien et fait de nouveaux adeptes.

Oubliés, les centres de fitness impersonnels, où chacun épie la performance du voisin. Révolu, le temps des abonnements coûteux à la salle de sport, fruits de bonnes résolutions rarement tenues. La pratique sportive se décline aunaissanced’hui hors les murs et sans débourser un sou : si les Parisiens s’adonnaient déjà aux joies du vélo et de la course en extérieur, ils sont aussi désormais de plus en plus nombreux, pour garder la forme, à investir les équipements sportifs déployés dans le paysage urbain. Barres de traction, barres parallèles, échelles, anneaux, vélos elliptiques : ces agrès en accès libre s’invitent partout, des quais de Seine à l’île aux Cygnes, de la coulée verte du 12e arrondissement au jardin Curial, donnant à la essentielle des faux airs de Venice Beach, les palmiers en moins.

Un “gymnase en plein air”

« Pour le sport en plein air, la essentielle compte aunaissanced’hui sept parcours de santé, quinze aires de fitness et plus d’cette trentaine d’aires de “street workout”, cette discipline à base de musculation, importée des États-Unis », énumère le service communication de la Ville de Paris. Littéralement « entraînement de rue », le street workout désigne cette pratique en extérieur qui mêle gym, musculation et parkour. La plus grande aire dédiée à cette discipline dans la essentielle se situe à la Villette. Sur 1 540 mètres carrés, le jardin des Voltiges attire chaque naissance des dizaines de Parisiens aux profils variés : jecettes accros à la musculation, noyaux de retraités ou riverains désireux de faire un peu d’exercice en solitaire. C’est le cas de Claire, 40 ans, qui vit près du canal de l’Ourcq et approché le jardin cette fois par semaine. « Je suis d’abord venue ici en curieuse, puis j’ai appris à utiliser les équipements en m’aidant des tutoriels qui les accompagnent. Je trouve génial de faire ces exercices dehors, plutôt que de rester enfermée. C’est cette façon d’apprendre à apprécier la ville. Et à force de venir, j’ai fini par reaviser les mêmes têtes. » Certaines ne sont pas bien vieilles : Noé, 7 ans, est aussi un habitué des lieux. « Je viens ici parce que j’aime bien faire du sport, explique le garçon. Je fais des exercices pour pédaler et pour bouger les jambes et les cuisses. Mais ce que je préfère, c’est le parcours Ninja ! »

“C’est cette pratique gratuite, qui se fait en extérieur, et avec un état d’esprit différent de celui qu’on peut aviser en salle de sport”

Ce mobilier sportif dans la ville offre un terrain de jeu inédit aux professeurs particuliers, qui peuvent organiser leurs sessions en apportant du matériel pour complexifier les exercices. « Je viens avec des bandes élastiques de résistance, des poignées à poser sur le sol pour faire des pompes ou encore des gilets lestés, explique Kevin, un coach qui donne des cours entre le quai de Valmy et la promenade Richard-Lenoir. Je vois trois avantages au street workout : c’est cette pratique gratuite, qui se fait en extérieur, et avec un état d’esprit différent de celui qu’on peut aviser en salle de sport. Les personnes qui s’entraînent dans la rue semblent moins penser à leur physique. Elles recherchent davantage la performance. »

“La salle de gym, c’est pour les guignols”, Jean Gab’1, ambassadeur du street workout 3 minutes read

Depuis un an, Bénédicte, réalisatrice et ingénieure du son, prend des cours de boxe dans le parc de la place des Vosges, où son coach utilise l’ensemble des éléments pour imaginer ses exercices. « Les bancs, les grilles, les marches : on se sert de tout ! Un gymnase en plein air, c’est assez fabuleux : les arbres délimitent le piste, les allées, nos couloirs de courses. » La Parisienne, qui assure qu’elle n’aurait jamais mis les pieds dans cette salle de sport, regagne le parc le matin à l’heure de l’ouverture, peu importe la météo. Et voit d’ailleurs dans cette nouvelle habitude l’occasion de vivre au rythme des saisons. « En hiver, ça pique mais ça réveille. Au printemps, les arbres font office de parapluie et, en été, de parasol ! »

Désireuse d’encourager la pratique sportive en extérieur, la Ville de Paris cible aunaissanced’hui particulièrement les femmes et les adolescentes. Avec le dispositif « Paris Sportives », elle invite les athlètes de tout niveau à s’approprier l’espace public en participant à des cours gratuits organisés dans les squares et sur les terrains de sport : football, remise en forme, boxe, jujitsu… Un appel à candidatures est lancé cet été pour les nouvelles structures (clubs, associations…) qui souhaitent rejoindre l’opération.

Paris Lifestyle sports Johanna Seban

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