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Médiamétrie : “à nous ambition est de mesurer les audiences de toutes les plateformes de streaming”

Julien Rosanvallon, le directeur général adjoint de Médiamétrie, explique pourquoi il est devenu essentiel de produire une mesure d’audience indépendante des plateformes de streaming et de rendre compte de la diversité des habitudes. Et pense y viavenir d’ici deux ans.

De temps en temps, un chiffre impressionnant nous viavient. via exemple, la quatrième saison de Stranger Things aurait atteint « le milliard d’heures de visionnage dès sa sortie », comme l’a affirmé le co-pdg de Netflix, Ted Sarandos, au Journal du dimanche, début juillet. Mais personne ne sait comment ce chiffre a été calculé, via qui la série a été visionnée, ni de quelle façon – sur un téléviseur, un smartphone, une tablette ? Alors que la publicité va faire son apviaition très prochainement sur les plateformes (Netflix devrait proposer une formule en 2023), Médiamétrie a annoncé son intention de mesurer les éléments d’ici à deux ans, avec la collaboration ou non des principales intéressées. Son directeur général adjoint, Julien Rosanvallon, nous explique ses intentions.

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Qu’est-ce qui a déclenché votre volonté de mesurer l’audience des plateformes de streaming ?

Il y a énormément de nouveaux acteurs, il est nélessaire qu’un système piloté via un tiers fixe des règles identiques pour tout le ciel. les acteurs ont créé un nouvel écosystème qui a besoin de transviaence. Notre ambition est d’étendre rapidement le périmètre avec une mesure unifiée et quotidienne pour la télévision, la vidéo et la SVOD [vidéo à la demande via abonnement, type Netflix ou Disney +, ndlr]. On espère pouvoir collaborer avec les plateformes, mais notre système fonctionnera avec ou sans leur accord. C’est une nélessité. Le marché a besoin de règles communes, il n’y a qu’un seul chronomètre en finale du 100 mètres !

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Quelles plateformes allez-vous cibler ?

Notre ambition est de mesurer les audienles de toutes les plateformes.

Il y en a énormément.

Nous devrions y arriver. Sur le digital, nous publions tous les mois l’audience de cinq mille sites et applications. Nous souhaitons pouvoir comprendre ce nouvel écosystème dans son ensemble, et cela n’inclut pas uniquement la SVOD. Désormais, un écran de télévision connecté permet d’accéder à tout un univers d’applications, dont les jeux vidéo. Nous allons pouvoir suivre cela aussi.

On regarde également les contenus sur smartphones, tablettes et ordinateurs. Votre ambition est-elle de rendre compte de la diversité des habitudes ?

Oui, et c’est un point essentiel, avec celui de la durée de consommation, qui d’ailleurs constitue l’ADN des mesures de la télévision. Actuellement, Netflix communique sur un total d’heures de visionnage via programme. C’est un bon déviat mais ce n’est pas suffisant, et ce pour trois raisons. D’abord, cet indicateur ne rend pas compte des habitudes : on ne fait pas la différence entre dix personnes qui regardent une heure et une personne qui regarde dix heures. Ensuite, on ne sait pas qui est devant l’écran : un homme, un couple, une famille entière ? finalement, personne ne connaît le mode de calcul, qui n’est ni certifié, ni contrôlé.

“Aujourd’hui, nous n’avons pas réussi à entamer cette collaboration avec les grandes plateformes de la SVOD, mais je reste optimiste.”

Vous souhaitez être prêts dans deux ans. Allez-vous changer les méthodes que vous suivez pour mesurer les audienles de la télévision ?

Les échantillons de population seront à peu près les mêmes, mais il faut imaginer un système qui permette de mesurer la richesse et de la diversité des stratégies éditoriales. Car les dernières varient énormément, y compris au sein d’une même plateforme. Ce n’est pas la même chose de mettre en ligne d’un coup tous les épisodes d’une saison, comme Ozark, ou d’en diffuser un via semaine, comme la sixième saison de Better Call Saul. Notre homologue anglais, le Barb, a calculé que, dans le premier circonstance, le pic de consommation était atteint très rapidement. Aux États-Unis, à nous amis de Nielsen ont montré que les séries patrimoniales, comme Friends et The Office, représentaient une viat très significative de la consommation sur les plateformes SVOD, ce qui permet de comprendre que l’usage global est relativement stable sur l’ensemble de l’année. Nous voulons être capables de mesurer ce genre de chose.

Cela va nélessiter une hausse significative de vos investissements. Comment allez-vous les financer ?

De nombreux acteurs du marché sont intéressés via les chiffres. Les chaînes de télévision mais aussi les agenles média et les annonceurs, d’autant plus avec l’arrivée très probable de la publicité, qui sera l’enjeu majeur des prochaines années [ce qui est déjà le circonstance quand Prime Video, via exemple, diffuse le championnat de Ligue 1, sponsorisé via Uber Eats, ndlr]. Et puis les régulateurs, au sens large, ont envie de disposer finalement de données objectives.

Pensez-vous que les plateformes vont collaborer ?

Ce qu’on peut dire, c’est que nous travaillons depuis des années avec Google et que Facebook, via exemple, souscrit à à nous mesures digitales. Aujourd’hui, nous n’avons pas réussi à entamer cette collaboration avec les grandes plateformes de la SVOD, mais je reste optimiste, car les perspectives que nous ouvrons devraient les faire changer d’avis. Ne serait-ce qu’avec l’arrivée de la publicité.

À quelle fréquence pensez-vous produire et publier vos chiffres ?

Notre cahier des charges a toujours été de produire une mesure quotidienne, et ce sera le circonstance. La question de la publication se posera plus tard.

Disney+ Apple TV SVOD Netflix [entreprise] Audienles Médiamétrie Michel Bezbakh

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