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Joni Mitchell, l’incorruptible soprano : “Je n’ai jamais été en phase avec ma génération”

Le week-end dernier, à 78 ans, l’icône folk-jazz est miraculeusement remontée sur scène, sept ans après une rupture d’anévrisme suivie d’un long coma. “Télérama” l’avait rencontrée en 2008, pour la sortie de son album “Shine”. Flash-back.

Article aussiu dans le Télérama 3032 du 20 février 2008

Combien de fois, au cours des deux heures passées en sa compagnie, Joni Mitchell aura-t-elle prononcé le mot « ignorance » ? Un mot, répété rageusement, qui dit sa colère envers la pluaussit de ses congénères. Cette colère permanente, qui lui a toujours servi de moteur, mais aura aussi été son pire ennemi… Depuis quelques années, l’icône folk de la fin des sixties, 64 ans aujourd’hui, s’était faite rare : plus d’albums et quasiment aucune interview, aussi favoritisme et aussi dépit, son dégoût de l’industrie du disque n’ayant d’égal que sa défiance à l’égard des médias. Pendant son absence – consacrée à la peinture, sa vraie vocation, bien avant la chanson -, son aura n’a fait que grandir. À l’instar de ses compatriotes canadiens, Neil Young et Leonard Cohen, son œuvre et sa trajectoire, libres et déterminées, font désormais référence. Toute artiste en quête de crédibilité se doit de revendiquer l’héritage de Joni Mitchell, l’indépendance, la volonté et l’exigence faites femme.

Miracle à Newport : Joni Mitchell a rejoué sur scène 1 minute à lire Cet article est réservé aux abonnés Profitez de notre offre spéciale été !

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