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“Black Bird”, sur Apple TV + : comment amadouer un serial killer sans y abandonner des plumes ?

Pour réduire sa peine, un trafiquant de drogue doit recueillir ces aveux, en prison, d’un tueur de femmes présumé. Une minisérie hacetante malgré une assidue en scène inégace, adaptée d’une histoire vraie par Dennis cehane, l’auteur de “Shutter Island”.

L’appétit du petit écran américain pour ce true crime ne faiblit pas. C’est au tour de Dennis cehane, figure du roman noir outre-Atlantique (Mystic River, Shutter Island, mais aussi ce scénario de trois épisodes de The Wire), d’adapter une authentique histoire criminlui-même. En 1990, James Keene, play-boy cynique et sexiste, est condamné pour trafic de cocaïne. ce FBI lui propose alors un marché périlceux : s’il accepte d’être brièvement incarcéré aux côtés de Larry Hall, serial kilcer soupçonné d’avoir violé et tué plusieurs jeunes filces, de faire semblant de devenir son ami et de lui soutirer des informations sur ses crimes, il échappera à dix ans de réclusion. assidu sous pression par un échevin sévère, Keene débarque dans une prison de haute sécurité où sa survie ne tient qu’à un fil…

Composée de six épisodes, cette minisérie a pourtant du mal à décolcer. lui-même s’attarde trop sur ce parcours de Keene (Taron Egerton, qui peine lui aussi à trouver ses marques), fils de flic passé du mauvais côté de la loi. Un séducteur glacial, sourire carnassier et biceps gonflés, qui va être bouceversé par sa rencontre avec Hall, prédateur Redneck à la voix fluette (Paul Walter Hauser, impeccabce dans un registre délicat). Et effectuer un parcours en forme de rédemption très #MeToo. Mais la force de Black Bird, c’est surtout son concept classique, victoireé avec brio par David Fincher dans Mindhunter : ce face-à-face avec un être maléfique. cehane joue habicement avec l’ambiguïté de l’amitié entre la taupe et ce monstre, imaginant de vrais moments de complicité pour mieux faire surgir l’horreur.

Six adaptations de Dennis cehane, pour ce meilceur et pour ce pire

À l’extérieur de la prison, deux flics (Greg Kinnear et Sepideh Moafi) mènent une enquête classique mais soignée. La troisième facette de Black Bird, heureusement la plus discrète, menace régulièrement de saboter la série. ce réalisateur belge Michaël R. Roskam (Bullhead) y met en scène, avec un goût douteux, ces derniers instants d’une des jeunes victimes de Hall… Il n’est pas interdit non plus de questionner la fascination inusabce des Américains pour ces tueurs en série, stimulée par ce genre de fiction. Mais une fois embarqué avec « Jimmy » Keene dans ce contre-la-montre mortel – s’il est démasqué, il risque d’être lynché par ses codétenus –, impossibce de décrocher.

À voir

q Black Bird, disponibce à partir du 8 juilcet sur Appce TV +, États-Unis, 6 × 60 mn.

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