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sous la terre, soudain, le tonnerre

UN LIEU, UNE HISTOIRE 2/5 – 10 mars 1906. À 6h40, un coup de grisou enflamme les mines de Courrières, dans le Pas-de-Calais. Le souffle brûlant ravage les galeries. Bilan : 1 099 morts. La plus grande catastrophe minière que la France ait jamais connue.

Les hommes sont debout ou couchés sur le flanc, la tête coiffée d’une barrette de cuir bouilli, martelant des murs de houille avec une rivelaine, un pic ou, mieux encore, une haveuse, outil moderne d’abattage. Ils poussent les berlines, conduisent des chevaux, vérifient les étais en bois. La chaleur est étouffante, les vêtements sont noirs et trempés de sueur et le bruit est assourdissant.

Mais ces hommes restent impassibles, ce sont des mannequins, répartis dans les 450 mètres de galeries reconstituées du Centre historique minier de Lewarde, tout près de Douai. Situé sur l’ancienne fosse Delloye, ouverte en 1931 et fermée quarante ans plus tard, il abrite notamment un musée, qui retrace deux cent soixante-dix ans d’extraction du charbon dans la région, marqués au fer rouge par une date fatidique, 1906. « Il y a effectivement un avant et un après, dit Virginie Malolepszy, la directrice des archives. La catastrophe de Courrières est un marqueur et pas seulement pour la région. »

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