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Fougères : opération escargot contre le tracé de la future déviation de Beaucé

C’est à l’appel de l’association « Dévions Beaucé autrement », que les opposants au tracé sud long de la déviation de Beaucé-Fleurigné ont manifesté ce samedi 3 juillet. Ils ont effectué une opération escargot entre Fleurigné et Fougères.

C’est au volant de voitures et dune quinzaine de tracteurs avec des banderoles indiquant « Non au sud long », « Dévions Beaucé autrement », « 50M€ gaspillés » ou encore « Ne touchez pas à nos terres », que les opposants au tracé choisi pour la déviation de Beaucé-Fleurigné, ont manifesté une fois de plus leur colère. Ils ont ainsi défilé à grand coup de klaxon entre Fleurigné et Fougères.

Les opposants au tracé sud long de la déviation de Beaucé, dénoncent aussi son coût pour les contribuables

© A. Delacour – FTV

Les membres et sympathisants de l’association « Dévions Beaucé autrement », créée en mars dernier, tiennent à rappeler qu’ils ne sont pas opposés à une déviation de Beaucé et Fleurigné sur la RN 12 au sud de Fougères, mais bien au tracé choisi par Fougères Agglomération, tracé qui passerait notamment par La Selle-en-Luitré et qu’ils considèrent comme trop long, trop cher et trop impactant sur l’environnement et sur les terres agricoles.

 

Un tracé trop gourmand en terres agricoles

Selon Karine Torel, la présidente de l’association « Dévions Beaucé autrement « , « la future route passera au travers de 16 exploitations agricoles et auprès des sièges de ces exploitations. » D’où une véritable inquiétude de ces agriculteurs sur la « viabilité de leurs exploitations ». 50 hectares de terres agricoles seraient ainsi impactés.

Ils préconisent un tracé moins impactant au niveau agricole, plus écologique et économique, qui passerait par l’amélioration de la sécurisation des carrefours existants.

Car l’utilité d’une déviation sur Beaucé dont on parle depuis des années et dont l’objectif premier est d’éviter que les nombreux camions qui empruntent la RN12 continuent de traverser le bourg de Beaucé en longeant son école primaire notamment, n’est plus vraiment remise en cause. Mais parmi tous les tracés envisagés au moment des études, c’est « le tracé sud long » de 6,3 km qui a été retenu. Et selon l’association « Dévions Beaucé autrement « , au-delà de l’emprise agricole importante (50 hectares a minima), ce tracé a d’autres répercussions importantes.

Pour l’association, ce tracé « sud long », une voie bidirectionnelle qui est le choix fait par l’État et les élus locaux, a également des impacts écologiques et environnementaux, comme l’artificialisation des sols, la pollution, l’atteinte à la biodiversité et aux écosystèmes. Trois zones humides seraient ainsi traversées.

Selon l’association, le coût serait considérable, le projet étant estimé à 50 millions d’euros a minima d’argent public avec une rentabilité économique faible selon le rapport de la DREAL (Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement). Un coût estimé en 2017, au moment des études, sans inclure les ouvrages d’art (un viaduc de 390 mètres, 6 ponts et des boviducs) et les éventuels aménagements de carrefours accidentogènes et l’indemnisation des expropriés et autres riverains impactés.

Toujours selon les opposants, la future route étant prévue en bidirectionnelle en parallèle de l’actuelle RN 12, elle n’apporterait aucune valeur ajoutée au niveau de la fluidité du trafic routier dans la zone. De plus, 79% du trafic actuel de la RN12 est un trafic interne et local, et donc le trafic routier continuerait d’être dense aux abords du bourg de Fleurigné.

 

Un autre projet au nord de Fougères abandonné

Cette semaine, à l’issue des élections départementales d’Ille-et-Vilaine, les élus socialistes et écologistes ont signé un pacte de gouvernance. Cet accord prévoit l’abandon des projets de contournement routier de Vitré, Châteaubourg et Fougères Nord. Depuis des mois, l’association « Non à la rocade Nord de Fougères » se bat depuis six mois, contre ce projet d’aménagement routier, ne cessant de mettre en garde sur les risques d’emprise sur le foncier agricole et sur la préservation des zones humides. 

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