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des experts du Bureau de recherches géologiques dès lundi en Côte d’Or

Depuis 3 semaines, la rivière Norge subit une importante pollution à sa source. Son origine reste pour l’instant inexpliquée. Lundi 12 juillet, les experts du BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) seront sur place pour en savoir plus.

Ce jeudi 8 juillet, une réunion s’est tenue avec les élus et le préfet de la Bourgogne-Franche-Comté Fabien Sudry afin de faire le point sur la pollution de la Norges (Côte-d’Or). Le député Remy Delatte ainsi que les maires de Bretigny, Norges-la-Ville et Clénay étaient présents. Mais l’origine de la pollution de la rivière reste toujours aussi mystérieuse.

Les algues prolifèrent dans la Norge.

© Elsa Bezin / France Télévision

Depuis la mi-juin, cette rivière s’est teintée d’une couleur bleue turquoise et dégage une odeur pestilentielle. Les premières analyses de l’eau n’ont pas permis d’apporter de réponses concrètes sur la cause de la pollution. Une seule certitude a pu être avancée le 5 juillet dernier : l’origine de la pollution est de nature organique, et non pas chimique.

Le cours d’eau est fortement affaibli en oxygène, expliquant la disparition des poissons et des plantes qui la peuplaient. Des taux plus élevés de fer, de carbone et de phosphore ont également été relevés. 

De nouvelles hypothèses avancées

Pour le moment, les investigations s’orientent vers une pollution en sous-sol. Les fortes pluies de ce début d’été auraient pu les faire remonter à la surface : « on se trouve sur un terrain de type karstique, avec des enjeux d’infiltration d’eau compliqué à analyser » rapporte le Préfet de Bourgogne-Franche-Comté. Pour éclaircir cette piste, le bureau des recherches minières se rendra sur place lundi prochain, afin d’apporter de nouveaux éléments sur la nature du sol.

Une situation encore incertaine

Trois semaines après l’apparition des premiers signes de dégradation, la situation reste floue. « Je ne peux pas être conclusif aujourd’hui » explique Fabien Sudry, préfet de Bourgogne-Franche-Comté. « Il y a différentes pistes qui sont étudiées. Certaines sont un peu plus sérieuses que d’autres. Mais nous n’avons pas pour le moment de conclusion. Donc nous allons continuer à travailler, à chercher » rapporte le Préfet ce jeudi 8 juillet. « On a beaucoup de mal à identifier les origines et la cause » avoue-t-il.

Une réunion pas inutile pour autant pour les élus. « C’était nécessaire pour que nous, élus de terrain, nous rassurions la population. […] C’est une réunion pour comprendre, faire le diagnostic de cette situation » justifie Ludovic Rochette, Président de l’intercommunalité Norge et Tille, également présent à cette réunion. 

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Une réponse insuffisante pour les riverains

Ces maigres explications ne suffisent pas aux habitants de Bretigny et Norges-la-Ville (Côte-d’Or), communes traversées par la rivière.

« Un journal disait « on a trouvé l’origine » mais non, on n’a pas trouvé l’origine ! On a trouvé ce qui génère cette pollution et qui fait mourir les poissons. Mais l’origine s’est où est sa source et quelle est cette source ? Et c’est ça qui nous inquiète » rapporte Jean-Marie Balandier, installé au bord de la Norge.

Guillaume, habitant de Bretigny (Côte-d’Or), ramasse quotidiennement des algues et des poissons morts dans la Norge.

© IBOUNDA Manuela / AUGIER Rodolphe / France Télévision

Impuissants, les habitants sont témoins de la lente disparition de la faune et de la flore de la rivière. « Cette rivière habituellement c’est un lieu de vie qui est énorme pour nous. On a toutes les variétés de poissons, on a une grosse population de truites. Et cette population elle a entièrement disparue. On est en colère, on est furieux parce qu’on ne peut rien faire » fulmine Anne-Estelle Nash, habitante de Bretigny.

Son fils Guillaume, nettoie quotidiennement le lit de la rivière. « Ça fait des jours que je récupère des dizaines de poissons de toutes les tailles. C’est sans précédent, on n’a jamais vu ça dans la Norges. C’est traumatisant » décrit le jeune homme, abattu.

Les riverains espèrent obtenir bientôt plus d’informations sur cette pollution, qui restent encore bien mystérieuse.

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