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Comment aider son cerveau à lâcher prise et à se refaire une santé pendant les vacances

La période estivale qui s’ouvre devrait permettre aux chanceux qui partiront en vacances de recharger leurs batteries, en soufflant au bord de la mer, au pied des montagnes ou au fond d’une campagne. Si généralement quelques jours suffisent pour se débarrasser de la fatigue physique, la lassitude intellectuelle et psychologique est quant à elle plus pernicieuse. Elle n’a certainement pas manqué de s’accumuler au fil de cette année si particulière, durant laquelle beaucoup de Français ont dû jongler entre le télétravail et les enfants, tout en gérant les angoisses liées au contexte sanitaire. Et si vous profitiez (aussi) de ces vacances pour chouchouter votre cerveau, seul, en famille ou entre amis ?

Invité vendredi de Sans Rendez-vous sur Europe 1, Philippe Amouyel, professeur de santé publique au CHU de Lille et directeur de la fondation Alzheimer, a détaillé quelques petites habitudes pour prendre soin de ses méninges… sans se casser la tête ! 

Privilégier les poissons gras

Un cerveau en forme, c’est un cerveau qui est bien nourri grâce à une alimentation équilibrée. « On se rend compte que toutes les personnes qui consomment ce qu’on appelle un régime méditerranéen, ou régime crétois, ont généralement beaucoup moins de troubles de la mémoire en vieillissant et même, dans certains cas, moins de maladies d’Alzheimer », relève Philippe Amouyel.

Privilégiez les aliments riches en oméga-3, par exemple les poissons, et notamment les poissons gras comme le saumon, le hareng ou les sardines. Un petit conseil avec ces dernières : ne jetez pas l’huile dans laquelle elles ont mariné, car les oméga-3 ont tendance à s’y accumuler. Utilisez-là, par exemple, pour saucer une tranche de pain ou assaisonner une salade.

Freiner sa consommation d’alcool

Les apéros à la fraîche, en terrasse ou dans le jardin, vous ont manqué ? Rassurez-vous, à nous aussi. Douloureusement ! Mais la fin des restrictions sanitaires et le retour des beaux jours ne doivent pas vous pousser aux excès. « L’alcool et la consommation de tabac ont un impact sur le cerveau », souligne notre invité. « Lorsque vous prenez un tout petit peu d’alcool, après quatre ou cinq minutes, vous avez une légère sensation de détente, preuve que cette substance va directement dans votre cervelet et dans votre cerveau. Le problème, c’est qu’à la longue l’alcool abîme la barrière hémato-encéphalique qui protège notre cerveau de tout ce qui est toxique et qui est déjà passé dans notre sang », détaille-t-il.

Comment adapter sa consommation sans se priver complètement ? « Je dirais pas plus de 7 à 8 verres par semaine », répond Philippe Amouyel.

Maintenir une activité intellectuelle

« Durant les vacances, il faut bien se reposer, bien dormir. Mais le cerveau, lui, déteste le repos. Pour être bien, pour être en forme, il a besoin de travailler », poursuit ce médecin. « Pas forcément des travaux contraignants, mais des travaux que l’on fait avec plaisir. » Par exemple en vous adonnant à la lecture. Si embarquer dans vos bagages les 20 tomes des Rougon-Macquart ne vous emballe guère, quelques magazines, parcourus sur la plage ou dans un transat, suffiront. « Du moment que vous lisez, vous stimulez plusieurs dimensions : les souvenirs, l’imagination, etc. », sourit le professeur Amouyel.

Si vous n’êtes pas du genre à faire la sieste, pendant que le reste de la maisonnée roupille vous pouvez aussi vous essayer aux mots-croisés ou au sudoku. Et pourquoi pas un puzzle géant que l’on essayera de terminer avant de prendre la route du retour ?

Faire des jeux de société

Le jeu stimule le développement du cerveau, particulièrement chez les enfants, mais également chez les adultes. Si vous partez en famille ou entre amis, glissez dans votre valise un ou deux jeux de société. « Le jeu nous amène à rencontrer d’autres personnes, à retrouver un lien social, à recréer des petites sociétés, des petits groupes, à avoir des sensations avec les autres. Il y a les mauvais joueurs, ceux qui sont bons joueurs, ceux qui n’osent pas se lancer, etc. », énumère Philippe Amouyel. « Tout cela crée une stimulation cérébrale qui est extrêmement importante et dont on a beaucoup manqué depuis un an. »

En conséquence, choisissez surtout des jeux qui vous obligeront à jouer en équipe, tout en vous creusant les méninges pour essayer d’arracher la victoire.

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