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Politique | Séparatisme : l' »amendement Unef » de retour dans le débat

Par La Provence (avec AFP)

 Après un vif débat, les députés ont rejeté ce mercredi l' »amendement Unef » qu’avait voté le Sénat à majorité de droite afin de permettre la dissolution d’associations interdisant la participation d’une personne à une réunion en raison de sa couleur ou son origine.

Adopté en première lecture du projet de loi contre le séparatisme, « l’amendement du Sénat est un amendement d’affichage » après une polémique autour du syndicat étudiant, et l’interdiction est déjà possible, a fait valoir le rapporteur général Florent Boudié (LREM) devant l’Assemblée.

Son collègue « marcheur » François Jolivet venait de représenter la disposition sénatoriale quasi à l’identique, en affirmant que « nul ne saurait être chassé d’une réunion en raison d’une couleur qu’il n’a pas choisie ».

Des députés LR avaient des propositions similaires, dont Annie Genevard pour qui « il convient de poser un interdit absolu » car « on est là dans un séparatisme qui se revendique comme tel ».

Mais la ministre déléguée à l’Intérieur Marlène Schiappa, qui avait donné un avis de « sagesse » devant le Sénat assez uni, s’est prononcée défavorablement ce mercredi, en expliquant que l’amendement était « inutile » – même si elle désapprouve ces réunions non mixtes racisées.

Le Code de la sécurité intérieure permet déjà de dissoudre, par décret en Conseil des ministres, les associations provoquant à la discrimination, la haine ou la violence envers des personnes à raison de leur origine, leur race, leur religion, ou encore si elles propagent des idées ou théories tendant à justifier ou encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence.

Le projet de loi « confortant le respect des principes de la République et de lutte contre le séparatisme », examiné en nouvelle lecture, prévoit d’élargir les motifs de dissolution.

« Dissoudre une association doit revêtir un caractère exceptionnel », a appuyé Mme Schiappa, assurant qu' »il n’y a pas d’élément caractérisé concernant l’Unef » justifiant une telle dissolution.

Et d’inviter les députés à « déposer plainte dès lors qu’il y a des discriminations ».

Alexis Corbière (LFI), ancien adhérent de l’Unef, est lui intervenu en défense: « Des groupes de parole ont eu lieu entre des personnes se sentant discriminées. La République est-elle remise en cause? Je ne le crois pas ».

 

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