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on a classé les dix meilleurs films sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan

Alors que “Démineurs” de Kathryn Bigelow est diffusé ce dimanche 20 juin sur W9 et que les troupes américaines vont quitter l’Afghanistan le 4 juillet, petit classement des meilleurs films sur les guerres menées par les États-Unis au Moyen-Orient.

Elle est facile à faire mais allons-y : c’est un film qui a tout explosé en 2009. Succès critique et commercial, grandes ambitions formelles et psychologiques couronnées par six Oscars, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur, attribués pour la première fois à une femme, Kathryn Bigelow… Démineurs est une pièce maîtresse dans le genre des films de guerre au Moyen-Orient. Voici les autres.

Le plus plastique : “Zero Dark Thirty” (2012)

Kubrick, Coppola, Cimino s’étaient contentés d’un chef-d’œuvre chacun sur la guerre du Vietnam ; Bigelow a sorti deux grands films de suite sur l’Amérique armée. Après la sourde terreur des terrains minés irakiens, nouvelle plongée dans l’invisible : où se cache Ben Laden ? De l’art abstrait, ce film, à l’image de l’assaut final en vision de nuit, où la cinéaste convoque tous ses talents de plasticienne. Une toile de maître.

Le plus fantastique : “Ni le ciel ni la terre” (2015)

Peut-être inspiré par son aînée, l’artiste Clément Cogitore use dans son unique long métrage de caméras thermiques pour filmer les paysages rocailleux aux frontières de l’Afghanistan et du réel. French touch.

Ni le ciel ni la terre, de Clément Cogitore (2015).

Kazak Productions

Abonné Clément Cogitore : “Je cherche l’autre comme mon semblable” Cinéma Jacques Morice Le plus psychologique : “Jarhead” (2005)

La guerre moderne fait moins dans l’explosion et l’effusion d’hémoglobine qu’au temps jadis. Hollywood peut le déplorer, mais aussi parfaitement s’en accommoder : Sam Mendes, le plus américain des réalisateurs anglais, filme un soldat qui n’a rien d’autre à faire qu’attendre dans le désert. Les sentiers de la perdition ? Si seulement il y avait un sentier…

Le plus virtuose : “Un jour dans la vie de Billy Lynn” (2016)

Les technologies modernes laissent néanmoins une place, encore, au spectaculaire. Surtout quand elles touchent aux façons de faire du cinéma. Ang Lee, le plus américain des réalisateurs taïwanais, a inauguré pour ce film un procédé 3D trop innovant pour être exploité en salles, mais l’expérience demeure unique, même sans le relief.

Le plus ambigu : “American Sniper” (2014)

Chris Kyle a un sacré record : deux cent cinquante-cinq personnes tuées au fusil à lunettes en Irak. Héroïque ? Un vaste questionnement sur la figure du héros américain parcourt la filmographie de Clint Eastwood, le plus américain des réalisateurs américains, et le point d’interrogation tracé par ce film est encore plus massif que les autres.

Abonné On a classé les films de Clint Eastwood, du nanar au chef-d’œuvre Cinéma Samuel Douhaire Le plus parodique : “Les Rois du désert” (1999)

L’armée, le 11 Septembre, le patriotisme, il faut choisir ses mots pour en parler. Mais « on peut rire de tout », même aux États-Unis. D’autant que ce film, avec le recul, avait une longueur d’avance : David O. Russell imaginait en 1999 un trésor caché par Saddam Hussein dans un bunker, quatre ans avant qu’on invente des armes de destruction massive.

George Clooney, Mark Wahlberg et Ice Cube dans Les Rois du désert, de David O. Russel (1999, USA).

Warner Bros

Le plus drôle : “Les Chèvres du Pentagone” (2009)

On peut rire de tout, c’est prouvé, surtout avec George Clooney. Qui rempile pour une autre grande comédie sur l’armée américaine, signée Grant Heslov dix ans plus tard. Sauf qu’ici il n’y a presque que du vrai. Y compris quand on essaye de tuer une chèvre d’un simple regard.

Le plus vrai : “Redacted” (2007)

Le vrai de vrai, c’est surtout pour ce film. De Palma aurait aimé tirer un documentaire de tous les documents réunis sur le viol et le meurtre d’une adolescente irakienne par des GI. Pour des raisons juridiques, il a finalement réalisé cette reconstitution, en s’attachant le plus scrupuleusement possible à respecter les faits.

Le plus expérimental : “Essential Killing” (2010)

Ici la guerre n’est pas au premier plan, mais c’est peut-être, dans cette liste de films, celui qui ressemble le plus à un chef-d’œuvre. Vincent Gallo fuit l’Afghanistan et tente de survivre dans la neige et dans la nuit, sous l’œil sauvage de Jerzy Skolimowski (qui n’est pas le plus américain des réalisateurs polonais). Sublime.

Vincent Gallo dans Essential Killing, de Jerzy Skolimowski (2010).

Skopia Film – Element Pictures

Le plus émotif : “Du sang et des larmes” (2013)

Ben oui quand même : c’est bien beau le travail plastique, les comédies, la métaphysique du vide, mais la guerre c’est surtout du sang et des larmes.

Abonné Démineurs Kathryn Bigelow Film de guerre

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