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les grandes gagnantes des talents Nuits du Sud 2021 de Vence

Ils étaient trois en lice pour le prix France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur et France Bleu Azur. En votant pour Sara et Caro alias PRSS, le public offre au groupe une soirée exceptionnelle durant laquelle elles pourront jouer sur scène devant 2 500 personnes. Un beau tremplin pour le duo féminin formé en 2018, qui vole aujourd’hui de ces propres ailes en se lançant dans l’autoproduction.

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Et si on apprenait à les connaître avant de les écouter jouer ?

Sara et Caroline se sont prêtées au jeu de questions/réponses. Découvrez-les à travers cet entretien exclusif.

PRSS : le groupe remporte le prix France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur/ France Bleu Azur des talents Nuits du Sud 2021

© PRSS / Nuits du Sud

Une petite présentation ?

Sara : j’ai grandi à Gattieres, à côté de Nice. Je commence la musique au conservatoire de Vence, en violon (classe de Sylvie Gaglio). Pendant mon adolescence, je m’inspire du rap US et je commence à écrire mes propres textes, principalement en anglais, langue que je maitrise grâce à mes origines suédoises. A 18 ans, je monte à Paris pour suivre le Cours Florent afin de devenir comédienne (le ciné c’est mon premier vrai amour). C’est là que j’ai rencontré Caro !  Le violon et le chant ne m’ont jamais quittée pendant mes années-théâtre et à la fin de mes études, l’envie de me remettre à fond dans la musique est revenue.

Caroline : j’ai grandi en région parisienne, dans les Yvelines. J’ai un peu bougé pendant mon enfance, puis j’ai passé mon adolescence à Trappes. J’ai toujours voulu monter sur scène alors j’ai commencé l’improvisation théâtrale à 8 ans, le théâtre classique à 11 ans, ce qui m’a amené au Cours Florent après le lycée. Aujourd’hui je suis comédienne, metteuse en scène et chanteuse. J’aime rajouter des cordes à mon arc alors quand je me suis rendue compte que je pouvais écrire des textes de rap pour m’exprimer et que Sara aussi, c’était évident, il fallait se lancer.

PRSS pourquoi ?

PRSS c’est la contraction de Princesses, des Princesses brutes, qui n’ont pas « le time » (le temps). Ca vient du fait qu’on a toutes les deux des petites bouilles toutes blondes avec des grosses joues, ce qui nous donne une apparence à l’encontre de nos textes, de notre musique et même de nos personnalités. On aimait bien tenir l’ambivalence jusqu’au bout, jusque dans notre nom.

Quelles sont vos influences ?

Sara : à la base on n’a pas forcément les mêmes. Caro est incollable sur le rap Français et moi je suis plus rap US. Mais en ce moment on se retrouve plus dans les groupes à l’univers décalé : La Femme, Salut c’est cool, Odezenne, Ashnikko, Princess Nokia, Doja Cat, Bagarre.

Caroline : un mélange de pop, rap et musique alternative française. Si ça fait vibrer, on aime.

Si vous devriez faire une collaboration avec un artiste ?

Sara : très très dur à choisir ! Si on devait choisir un artiste vivant, je dirais Little Simz, Doja Cat, ou Tyler the Creator.

Caroline : oui, il y a tellement d’artistes exceptionnels aujourd’hui. Moi je rêverais d’une collaboration avec Aya Nakamura, Meryl ou RosalÍa à l’international. Des femmes fortes et stylées.

Votre morceau favori ? Pourquoi ?

Sara : choisir un seul morceau c’est mission impossible, donc je vais en choisir un dans une catégorie en particulier ! Pour moi, la musique ça véhicule avant tout des souvenirs, donc je dirais « Whiter Shade of Pale » de Procol Harum, qui me rappelle mon enfance et mes parents. Dès que je l’entends, j’ai des sensations, des odeurs, des flashs visuels qui me reviennent. Et c’est aussi une chanson juste magnifique.

Caroline : je ne crois pas avoir de morceau favori de tous les temps, mais j’ai certains amours que j’écoute depuis toujours. « Three little birds » de Bob Marley, parce que je trouve qu’il rend heureux.se. « Chacun fait ce qui lui plaît de Chagrin d’amour », complètement barré, ou Jimmy Punchline d’Orelsan, je suis une fan depuis un bail. En ce moment, j’écoute en boucle « Jerome », de Lizzo, une chanson bouleversante d’une chanteuse exceptionnelle. Tout son album d’ailleurs ! Bon c’était un morceau, mais là j’en ai plein en tête….

Où trouvez-vous l’inspiration ?

Sara : dans ce qui nous émeut, nous met en colère, nous passionne. Dans des réflexions, des moments de vie.

Caroline : et surtout une rage qui est en nous. Quand elle a vraiment besoin de l’exprimer, on la pose sur le papier. On a une énorme quantité de chansons écrites qui ne sortiront sûrement jamais, mais qui nous ont fait beaucoup de bien sur le moment.

Première sensation quand vous montez sur scène ?

Caroline : sûrement du trac, on ne va pas se mentir. Même après des années de théâtre, le stress est toujours là, mais il paraît que c’est une bonne chose. A chaque fois qu’on monte sur scène, dès le milieu de la première chanson, on sent la magie opérer. Et là… c’est le feu. Beaucoup d’amour pour être un peu niaises. 

Sara : et je pense que pour cette scène en juillet, qui arrive après une longue période sans concert, une énorme excitation surtout ! L’envie de bien faire aussi. Souvent, c’est une centaine de pensées différentes qui se bousculent juste avant d’entrer et quand on arrive sur la scène on pense plus à rien. L’adrénaline prend le dessus ! 

Des futurs projets ?

On sort un nouveau single avec un clip début juillet que vous pourrez entendre sur la scène des Nuits du Sud. On compte sortir des titres régulièrement, histoire d’avoir un petit public qui nous suit, pour ensuite faire plein de concerts, puis sortir un album, puis deux, puis sept et mourir sur scène… 

Pour découvrir PRSS, leur show décalé au rythme endiablé sur des textes féministes engagés, rendez-vous le 15 juillet aux Nuits du Sud à Vence. Une scène qui sera bien occupée pendant la durée du festival : Martin Solveig, Boulevard des Airs, Thomas Fersen, Clinton Fearon ou encore BLACK M, font partie, entre autres, des têtes d’affiche du festival. Une programmation riche et éclectique pour retrouver le plaisir du partage, de la musique et de la fête.

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Soutenir la scène locale

Pour ce 14ème concours de talents Nuits du Sud, l’objectif de soutenir les artistes locaux en devenir est encore une fois respecté. Plus qu’une prestation scénique, les quatre groupes sélectionnés auront la possibilité d’échanger avec des professionnels du monde de la musique et du monde culturel. 3 talents, en plus de PRSS ont été sélectionnés :

Mariaa Siga. A travers ses chansons en diola, en wolof ou en français, cette personnalité haute en couleur partage sur scène sa culture sénégalaise. A voir le 9 juillet.

Andreas. Quand musique, théâtre et cinéma font bon ménage. Andreas chante, joue du piano et crée son propre style rock. A voir le 10 juillet.

Vercors Ces trois franco-québécois, mêlent poésie et émotions sur des airs pop rock. A voir le 16 juillet.

Et la compétition ne s’arrête pas là, deux autres prix seront attribués. Le Prix du Jury Ville de Vence, désigné à l’isse des prestations de chaque concert, et le Prix du public. Du 21 juin au 18 juillet 2021, le public pourra voter pour le groupe de son choix, sur le site www.nuitsdusud.com.

Mariaa Siga est l’un des talents des Nuits de Vence 2021. Elle sera sur scène le 9 juillet.

© Mariaa Siga / Nuits du Sud 2021

Malgré un pass sanitaire obligatoire, le festival Nuits du Sud nous promet de belles soirées estivales et surtout musicales pour pas moins de 2 500 chanceux, jauge réduite à cause de la Covid, chaque soir.

Festival Nuits du Sud 

Du 8 au 18 juillet à Vence
Toutes les infos :  https://www.nuitsdusud.com/?nuit_du_sud

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