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« l’article sera 100% Français », une entreprise de vannerie décide de planter de l’osier plutôt que de l’importer

Au Boisle dans la Somme, l’une des dernières entreprises de vannerie de France a décidé de planter de l’osier plutôt que de l’importer.

L’osier a toujours la côte en décoration et en produits utilitaires. Pourtant, il est de moins en moins travaillé artisanalement. Au Boisle, dans la Somme, Candas est l’un des dernières entreprises de vannerie de France. Les vanniers, qui ne sont plus que trois sur les trente d’avant, travaillent des bottes d’osier de toute longueur et de tout calibre. Ils enchaînent la fabrication d’objets à destination des boulangers principalement.

Les vanniers fabriquent notamment des charriots à pain en osier pour les boulangers.

© France Télévisions / ARRIGNON Jérôme

Mais n’allez pas croire que ce soit un métier d’un autre âge. « On croit encore qu’on vit ou qu’on travaille dans des roulottes. Non, ça n’a plus rien à voir, ça a changé. Il y a une école faite pour apprendre à travailler la matière et surtout connaitre les points, c’est comme la couture », explique Jacques Delicourt, vannier de profession.

Une plantation d’osiers pour ne plus avoir à l’importer

Dans cet atelier, l’osier, c’est ancestral. Des dizaines de familles en ont vécu, récoltant leur propre osier sur place. L’entreprise vient de faire le choix de produire à nouveau la matière première plutôt que de l’importer. La récolte aura lieu l’année prochaine et tous les produits seront fabriqués à partir de cet osier de la Somme.

On pourra dire que le produit est fabriqué ici, avec de l’osier cultivé ici, l’article sera 100% Français.

Thierry Cagnard, vannier

À côté de l’atelier 5000 boutures viennent d’être plantées, elles donneront naissance à 3 à 4 tiges d’osier chacune qui seront récoltées en février prochain, supprimant ainsi les 2 tonnes d’importation. « La matière première provient du Chili par avion ou par container. Ça représente environ entre 10 et 15 % du coût de la matière première, que nous n’aurons plus », précise Xavier Quointeau, directeur de la vannerie Candas.

5000 boutures d’osier ont été plantées à côté de l’atelier.

© France Télévisions / ARRIGNON Jérôme

Climat picard favorable à la production, la matière a toujours autant d’adeptes. Les produits sont présents dans les magazines de décoration même s’ils restent chers à l’achat. Une centaine d’euros pour un panier, mais 15 ans de durée de vie voire plus pour un article fabriqué dans cette entreprise.

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