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la Côte-d’Or victime d’une invasion d’escargots turcs

A Talant et dans l’agglomération de Dijon, en Côte-d’Or, les escargots turcs envahissent les jardins. Cela pose problème aux habitants qui voient leurs plantations dévorées, mais aussi à certains professionnels de l’élevage d’escargots.

« L’année dernière et cette année, c’est réellement l’invasion », témoigne Jeannine Alexandrovitch. « Et c’est pareil chez les voisins. » Pour cette habitante de Talant, la cohabitation avec les escargots devient difficile. « Ils bouffent tout », se désole-t-elle devant ses arbustes. Elle doit chaque jour ratisser son jardin et ramasser les centaines d’escargots qui le parsèment.

Selon Hervé Menelot, héliciculteur à Fénay (Côte-d’Or), la prolifération des gastéropodes n’a pas seulement lieu à Talant. « Beaucoup de gens dans Dijon ou l’agglomération signalent qu’ils sont envahis d’escargots de Bourgogne. En fait il s’agit d’escargots turcs ! »

Le professionnel doit lui aussi faire face à l’invasion de ces escargots qui tentent de pénétrer dans ses parcs d’élevage. « Je dois les enlever parce que je ne veux pas qu’ils profitent de l’aliment que je mets pour mon élevage », explique-t-il. « Et puis surtout je ne veux pas qu’ils s’accouplent avec les miens et prolifèrent, parce qu’ils grossissent se reproduisent très vite. » Leur vitesse de reproduction semble donc expliquer leur importante présence dans la région. La raison de leur présence en Bourgogne reste cependant inconnue.

Les escargots turcs sont souvent confondus avec ceux de Bourgogne à cause de leur taille.

© Emmanuel Pinsonneaux / France Télévisions

Une espèce qui concurrence l’escargot de Bourgogne

L’escargot turc, ou Helix lucorum, est une espèce originaire de Turquie et des Balkans. Il possède une bande blanche sur sa coquille et sa chair est de couleur marron-chocolat. Il fait partie des quatre espèces d’escargots mangeables, à l’instar de l’escargot de Bourgogne, le Gros-Gris et le Petit-Gris.   

L’escargot turc est pourtant moins prestigieux que ses congénères. « C’est lui qui est utilisé au moment des fêtes quand on trouve des escargots pas chers à deux euros la douzaine » plaisante Hervé Menelot. « Lors des dégustations, c’est l’espèce que les gens aiment le moins car il est plus caoutchouteux et terreux », raconte Frédérix Marcouyoux, autre éleveur d’escargots à Vernot en Côte d’Or.

A 25 kilomètre au nord de Dijon, il n’est lui pas touché par le phénomène. Il estime cependant que la présence d’autant de spécimens est le signe d’un environnement sain. « Ce n’est pas idéal pour les parterres de fleurs. Mais si beaucoup d’escargots se développent dans le coin, ça montre qu’il n’y a pas trop de produits chimiques. »

Vidéo : « Dijon : les escargots turcs envahissent la ville et sa périphérie »

Intervenants : Jeannine Alexandrovitch et Hervé Menelot. Reportage réalisé par Emmanuel Pinsonneaux, Guillaume Desmalles et Cécile Frèrebeau. 

 

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