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FESTIVAL. En Isère, le « Magic Bus » renoue avec une ambiance de festivité au parc Paul Mistral de Grenoble

Le festival grenoblois « Magic Bus » est de retour avec trois soirs de concerts à l’Anneau de vitesse du Parc Mistral. Il est le premier festival à reprendre sa programmation en Isère. Ce 17 juin, le bal s’est ouvert sur une création à l’esthétique hétéroclite et un public assis. 

Le « Magic Bus » signe son retour cette année, et ouvre le bal des festivals en Isère. Malgré le protocole sanitaire qui s’y applique, sur les trois soirées musicales en plein air qu’il propose, deux d’entre eux affichent déjà complet.
 
Installé ce jeudi 17 juin sur l’Anneau de vitesse du Parc Mistral à Grenoble, le festival « Magic Bus » a adopté une nouvelle configuration : le public est assis, le masque est obligatoire, mais pas de pass sanitaire demandé, étant donné que l’événement accueille moins de 1000 personnes.
 
Des mesures sanitaires qui n’ont pourtant pas abîmé l’image de ce festival à la programmation éclectique, du folk jusqu’au slam-rock. 

Depuis sa création en 1999, l’événement est guidé par l’envie de soutenir la création musicale. D’ailleurs, à l’origine, sa première édition avait pour but d’appuyer un disquaire indépendant du nom de « Magic Bus ». Par la suite, le festival trouve sa raison d’être et devient une vitrine des talents émergents de l’agglomération grenobloise.

 « J’aime l’idée de rapprocher les cultures »

Une trentaine de musiciens sur scène, l’image est forte. Avant l’ouverture du festival, les musiciens du groupe Student Groove Orchestra, composé d’étudiants et de jeunes musiciens, prennent leurs marques sur les planches. 

Porté par le CROUS de Grenoble et son chef, le compositeur Vincent Stephan, le Student Groove Orchestra réunit chaque année une section rythmique. Des cordes, des cuivres et des percussions rassemblés autour du répertoire de l’artiste grenoblois, Stracho Temelkovski. 

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« Ce n’est pas forcément la musique que j’ai l’habitude de jouer comme je suis de formation classique, c’est de la musique actuelle, balkan jazz », explique la violoniste du groupe, Jeanne Masseau. 

L’orchestre aux influences multiples tient son originalité de Stracho Temelkovski, un multi-instrumentiste, improvisateur et beatboxer grenoblois. « Ce qu’il fait, c’est magique », s’émerveille le percussionniste Tristan Moreau, « c’est un ovni ce Stracho. »

Issu d’une famille macédonienne, Stracho Temelkovski invite dans sa musique au voyage : « j’aime l’idée de rapprocher les cultures, il y a à la fois des personnes du conservatoire et des personnes d’autres cadres comme des rappeurs ou beatboxers, et ce petit peuple, quand t’écris pour quelqu’un, tu l’as en toi. »

Un croisement des cultures et des sonorités urbaines qu’il a également à cœur de partager avec les étudiants de cet orchestre atypique. « Ce que j’adore dans la musique, c’est ce sentiment d’ubiquité et de liberté », confie-t-il.

Un vent de liberté retrouvée qui soufflera encore ce vendredi 18 juin, avec le groupe alternatif « Zoufris Maracas », le folk arménien de « Ladaniva » et la musique fusion de « Tigadrine ».

 

 

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